BÊTAProlongée jusqu'au dimanche 15 novembre 2026 à 23 h 59.Faire un retour

Le site est en cours de test : des erreurs peuvent subsister. Chaque retour est lu et chaque erreur signalée est vérifiée à la source officielle.

Présidentielle 2027 · mis à jour chaque jour

Programmes et positions des candidats

Ce que proposent les candidats, thème par thème, avec la date de chaque prise de position et ses sources. Quand un candidat n'a pas pris position en 2026 sur un thème, c'est dit, et vérifié : rien n'est déduit d'un programme ancien. Les programmes complets sont ajoutés dès leur publication.

102positions établies
8thèmes
15candidats suivis
1 / 8

Retraites

Marine Le Pen RN

Retour à 62 ans, 60 ans pour les carrières longues

Le détail · 27 août 2026

Elle propose de ramener l'âge légal à 62 ans, avec 42 annuités de cotisation requises. Elle prévoit un départ à 60 ans pour les personnes ayant occupé un premier emploi significatif avant 20 ans et cotisé 40 ans, avec une durée progressive jusqu'à une entrée dans la vie active à 24 ans et demi. Elle propose d'alléger les cotisations des personnes qui travaillent au-delà de l'âge de départ alors qu'elles ont leurs trimestres. Elle chiffre la mesure à 9 milliards d'euros en année pleine. Sa position a évolué : en février 2022, elle avait abandonné la retraite à 60 ans pour tous au profit d'un barème lié à l'âge d'entrée dans la vie active.

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/r... · europe1.fr/politique/le-pen-retaillea... · Repère 2027

Jean-Luc Mélenchon LFI

Abrogation, 62 ans puis 60 ans, 40 annuités

Le détail · 27 août 2026

Il propose d'abroger la réforme de 2023 et de ramener l'âge légal à 62 ans dans un premier temps, avec pour objectif 60 ans. Il retient 40 annuités pour le taux plein, et prévoit qu'une personne n'ayant pas cotisé 40 ans puisse partir à 60 ans avec une pension calculée au prorata de ses cotisations. Il propose par ailleurs de relever le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté et d'augmenter le taux de cotisation vieillesse de 0,25 point par an pendant le quinquennat.

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/r... · europe1.fr/politique/le-pen-retaillea... · Repère 2027

Édouard Philippe HOR

65 ans, 45 annuités, plus un volet de capitalisation

Le détail · 29 septembre 2026

Il propose de reprendre la réforme de 2023 suspendue, puis de porter l'âge légal à 65 ans en moins de dix ans, avec 45 annuités de cotisation. Il maintient les départs anticipés à 55 ans pour les personnes handicapées, 60 ans en cas d'incapacité permanente et 62 ans en cas d'invalidité, et estime qu'un Français sur trois pourrait partir entre 60 et 64 ans. Il propose un système mixte : la répartition reste le socle, complétée par un fonds collectif obligatoire de capitalisation et un plan d'épargne-retraite abondé de 500 euros à la signature du premier contrat de travail. Il chiffre le rendement de son projet à environ 30 milliards d'euros en année pleine.

« Dire qu'il faut travailler plus longtemps n'est pas très populaire en France »

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/r... · europe1.fr/politique/le-pen-retaillea... · Repère 2027

Raphaël Glucksmann PP

Abrogation et retour à 62 ans, barème non publié

Le détail · 4 octobre 2026 (position antérieure : programme de mars 2026)

Il propose d'abroger la réforme de 2023. Le programme de Place publique de mars 2026 veut « cesser la focalisation sur le seul âge légal » et fonder la réforme sur la pénibilité, les parcours hachés et la simplification des régimes, sans fixer d'âge. Lors du débat de la primaire socialiste du 4 octobre 2026, il a fixé le retour à 62 ans et écarté un retour à 60 ans. Aucun barème détaillé n'a été publié à ce jour.

Sources : lcp.fr/actualites/glucksmann-faure-ro... · publicsenat.fr/actualites/politique/r... · Repère 2027

David Lisnard NE

Capitalisation obligatoire, pas de retour sur la réforme de 2023

Le détail · 31 mars 2026, et 11 juillet 2024 pour la capitalisation

Il refuse de revenir sur la réforme de 2023 mais la qualifie de « réformette », parce qu'elle ne modifie que l'âge de départ. Il ne fait pas de l'âge sa réponse et propose une capitalisation obligatoire et collective, qui déconnecterait une partie des pensions du rapport entre actifs et retraités. Il évoque une désindexation des pensions les plus élevées. Ces positions sont documentées entre juillet 2024 et mars 2026 ; aucun chiffrage pour 2027 n'a été publié.

Sources : unenouvelleenergie.fr/questions/quel-... · Repère 2027

Bruno Retailleau LR

63 ans minimum, taux plein à 65 ans, capitalisation partielle

Le détail · semaine du 22 au 26 septembre 2026

Il propose un âge minimal de départ à 63 ans, assorti d'une décote de 7 % par an pour un départ à cet âge, et fixe l'âge du taux plein à 65 ans au lieu de 67, avec une indexation possible sur l'espérance de vie. Il justifie l'abaissement de 67 à 65 ans par la situation des femmes aux carrières hachées. Il propose d'introduire une part de capitalisation représentant 25 à 30 % de la retraite des nouveaux entrants, financée par une baisse de cotisations de 0,5 point salarial et 0,5 point patronal, et de supprimer le forfait social. Il revendique 40 milliards d'euros d'économies cumulées sur cinq ans et renvoie la pénibilité à des consultations avec les partenaires sociaux.

Public Sénat situe l'annonce « la semaine dernière » le 30 septembre, sans date exacte.

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/r... · europe1.fr/politique/le-pen-retaillea... · Repère 2027

Gabriel Attal RE

Pilotage par la durée, système à points, capitalisation

Le détail · 30 septembre 2026

Il écarte l'âge légal comme instrument de pilotage du système et ne propose pas d'âge de départ. Il propose de fonder le calcul sur la durée de cotisation, avec une décote en cas de départ anticipé et une surcote en cas de départ tardif. Il annonce un nouveau système universel par points, dont les modalités n'ont pas été détaillées, et l'introduction d'une part de capitalisation. Il inscrit ce changement de système dans un cadre d'économies budgétaires.

« Je ne crois pas que l'âge légal permette encore de piloter notre système »

Sources : europe1.fr/politique/le-pen-retaillea... · publicsenat.fr/actualites/politique/r... · Repère 2027

Éric Zemmour REC

Relèvement à 64 voire 65 ans d'ici 2030

Le détail · septembre 2026

Il propose de relever l'âge légal à 64, voire 65 ans, progressivement jusqu'en 2030. Il déclare que le système par répartition est condamné en raison de la baisse de la natalité, et propose d'aligner les régimes public et privé sans modifier les régimes spéciaux. Il n'a pas publié de projet détaillé pour 2027 : sa proposition de 2022 prévoyait une montée à 64 ans en 2030, une année de cotisation supplémentaire, le maintien des départs anticipés pour carrières longues et pénibles, et un bonus-malus sur l'emploi des seniors.

Europe 1 situe la déclaration en septembre 2026 sans en donner le jour.

Sources : europe1.fr/politique/le-pen-retaillea... · Repère 2027

Marine Tondelier LE

Abrogation, 62 ans tout de suite, 60 ans pour les métiers pénibles

Le détail · fin septembre 2026

Elle propose d'abroger la réforme de 2023 et de ramener immédiatement l'âge minimal à 62 ans, avec pour objectif ultérieur 60 ans, en priorité pour les personnes ayant commencé à travailler tôt ou exerçant un métier pénible. Elle propose de financer la mesure en remettant en cause une partie des exonérations de cotisations accordées aux entreprises. Les modalités restent à préciser et aucun chiffrage n'a été publié par sa campagne ; le plan budgétaire de son parti chiffrait l'abrogation de la mesure d'âge à 6,3 milliards d'euros.

Les sources consultées ne donnent pas de date de déclaration précise.

Sources : europe1.fr/politique/le-pen-retaillea... · lesecologistes.fr/posts/3cyFgfScqsrMX... · Repère 2027

Nicolas Dupont-Aignan DLF

Maintien à 62 ans et 9 mois, plus une capitalisation publique

Le détail · 11 octobre 2026

Il propose de maintenir l'âge légal à son niveau actuel, soit 62 ans et 9 mois, et refuse tout recul. Il propose une « capitalisation publique » : chaque nouveau-né recevrait un livret d'épargne doté de 10 000 euros, intouchable jusqu'à 60 ans, placé dans un fonds souverain de type norvégien. Il propose de financer le dispositif en affectant la moitié de la contribution française au budget de l'Union européenne. Avec un rendement de 5 % et une inflation de 2 %, il affirme que le dispositif assurerait un minimum retraite de 400 à 500 euros en francs constants.

« rester là où on en est, c'est-à-dire 62 ans et 9 mois »

Sources : europe1.fr/politique/retraites-nicola... · Repère 2027

Fabien Roussel PCF

Aucune position publiée pour 2027 à ce jour

Ce qui a été vérifié

Nous avons consulté son site de campagne, les communiqués du PCF, ses interventions depuis janvier 2026 et sa désignation du 6 septembre 2026. La seule page « retraites » consultable sur pcf.fr date de juin 2021, et sa plateforme de 2022 prévoyait 60 ans à taux plein. Aucun de ces éléments n'est une position de 2026, et nous ne les présentons pas comme telle.

Sources : fr.finance.yahoo.com/actualites/presi... · Repère 2027

Dominique de Villepin LFH

Abrogation, sortie de l'âge légal, régime à points

Le détail · 23 juin 2025

Il se déclare favorable à l'abrogation de la réforme de 2023 et propose de ne plus raisonner en âge légal mais en nombre d'annuités cotisées. Il propose un régime à points, qu'il présente comme apportant plus de visibilité et de justice. Il n'a pas précisé de mode de financement.

C'est une position de 2025 : nous n'avons trouvé aucune prise de parole sur les retraites postérieure, et elle repose sur une seule source secondaire.

Sources : econostrum.info/traumatisme-64-ans-vi... · Repère 2027

Nathalie Arthaud LO

Aucune proposition chiffrée publiée pour 2027

Ce qui a été vérifié

Nous avons lu son discours de meeting du 26 septembre 2026, celui du 14 février 2026, les brochures de campagne de Lutte ouvrière et le mensuel du parti. Les retraites n'y apparaissent qu'en creux : elle cite « nos retraites, nos salaires » parmi les sujets de campagne et critique la promesse de retour à 60 ou 62 ans de Marine Le Pen, sans avancer d'âge, de durée ni de financement.

Sources : lutte-ouvriere.org/portail/brochures/... · Repère 2027

François Ruffin DEBOUT

Retraite avancée pour les « travailleurs essentiels », âge non précisé

Le détail · 11 septembre 2026 (dernière modification de son site de campagne)

Son site de campagne propose un statut des « travailleurs essentiels » — personnels de ménage, aides à domicile, caristes, agriculteurs — qui comprendrait « salaires, carrières, horaires et une retraite avancée ». Aucun âge de départ, aucune durée de cotisation, aucun critère de pénibilité et aucun financement ne sont précisés sur cette page. Sa position de 2022 et 2023 était un départ à 60 ans avec 40 annuités pour tous ; elle n'a pas été reprise sous cette forme dans les documents de campagne de 2026.

Sources : nouspresident.fr/ · francoisruffin.fr/retraite-le-figaro/ · Repère 2027

Natacha Polony SE

Aucune position publiée pour 2027 à ce jour

Ce qui a été vérifié

Le 28 août 2026, dans l'entretien au Parisien où elle annonçait son mouvement, elle a indiqué qu'elle détaillerait plus tard ses propositions sur les retraites et le temps de travail, sans en donner le contenu. Nous avons consulté ses deux sites de campagne, sa page « Ma vision pour la France », ses quarante-quatre vidéos publiées entre mai et octobre 2026, sa revue de presse et sa déclaration de candidature du 14 octobre : le mot retraites n'y figure pas. Son site ne comporte aucune rubrique programme.

Sources : actu.orange.fr/france/presidentielle-... · natachapolony2027.fr/natacha-polony/ma-vision · Repère 2027

2 / 8

Fiscalité et pouvoir d'achat

Marine Le Pen RN

140 Md€ d'économies, baisse d'impôts, règle d'or par référendum

Le détail · 6 octobre 2026

Le 6 octobre 2026, elle présente avec Jordan Bardella et Jean-Philippe Tanguy la trajectoire budgétaire du Rassemblement national et son contre-budget 2027. Elle annonce 140 milliards d'euros d'économies nettes d'ici 2032 et 30 milliards de baisse nette d'impôts sur le quinquennat, en excluant toute hausse de fiscalité pour les ménages et les entreprises. Elle propose une « règle d'or » budgétaire inscrite dans la Constitution par référendum, imposant chaque année une baisse de la dette, et vise un déficit sous 3 % du PIB en 2030. Le contre-budget annonce le remplacement de l'impôt sur la fortune immobilière par un impôt sur la fortune financière, la suppression de plus de 120 taxes, une baisse de la TVA sur l'énergie que Jean-Philippe Tanguy chiffre à 14 milliards d'euros, et le plafonnement de la contribution française au budget de l'Union européenne à 5 milliards.

Les montants publiés varient selon les comptes rendus, de 125 à 142 milliards d'euros. Nous retenons 140 milliards, le chiffre le plus repris ; le document source du parti n'est pas public.

Sources : europe1.fr/politique/budget-2027-mari... · publicsenat.fr/actualites/politique/1... · Repère 2027

Jean-Luc Mélenchon LFI

ISF rétabli, salaire minimum à 1 700 € nets, blocage des prix

Le détail · 8 et 12 octobre 2026

Son programme de campagne annonce 1 069 mesures ; la cinquième édition du livre-programme L'Avenir en commun est annoncée pour le 6 novembre 2026 et le site indique que le texte est en cours de réactualisation. Les mesures fiscales et salariales affichées par La France insoumise sont le rétablissement de l'impôt sur la fortune, un salaire minimum porté à 1 700 euros nets et le blocage des prix. Le 8 octobre 2026, le groupe parlementaire a inscrit à sa niche du 29 octobre une proposition de loi portant le salaire minimum à 1 700 euros nets, augmentant les pensions et indexant les salaires sur l'inflation. S'y ajoutent un retour à une forte progressivité de l'impôt sur le revenu, la création d'un « impôt universel » et une refonte des droits de succession.

La page de présentation du programme sur melenchon2027.fr annonce un SMIC à 1 600 euros nets, le site du mouvement et la proposition de loi d'octobre 2026 retiennent 1 700 euros. Nous retenons le chiffre le plus récent ; il n'est pas encore stabilisé.

Sources : lafranceinsoumise.fr/2026/10/08/niche... · melenchon2027.fr/programme/decouvrir/ · Repère 2027

Édouard Philippe HOR

250 000 postes en moins, heures supplémentaires exonérées

Le détail · 8 octobre 2026

Il fait de la réduction de la dépense publique sa priorité. Il annonce le non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite, soit environ 250 000 suppressions de postes sur cinq ans, et indique que les dépenses sociales porteraient la moitié de l'effort ; il ramènerait la durée maximale d'indemnisation du chômage de 18 à 12 mois pour les moins de 50 ans. Pour le pouvoir d'achat, il propose d'exonérer de cotisations sociales deux heures supplémentaires par semaine, gain qu'il estime à environ 1 000 euros par an pour un salarié au SMIC, une réduction d'impôt d'environ 3 000 euros pour les familles qui travaillent avec enfants, et une allocation familiale unique de 350 euros par mois dès le premier enfant, dégressive selon l'impôt sur le revenu.

« L'argent magique n'existe pas »

Sources : fr.euronews.com/2026/10/09/presidenti... · Repère 2027

Raphaël Glucksmann PP

Baisse de la CSG sur les salaires, financée par l'héritage

Le détail · 9 octobre 2026

Il met en avant une baisse de la CSG sur les salaires destinée à « rapprocher le salaire net du salaire brut », mesure critiquée pendant la primaire par Ségolène Royal, Emmanuel Maurel et Olivier Faure. Il propose l'abrogation de la réforme des retraites de 2023. Sur la taxation des très hauts patrimoines, il déclarait en septembre 2025 que le dispositif était négociable, à condition qu'un accord atteigne ceux dont la fortune a doublé en huit ans ; nous n'avons trouvé, au 14 octobre 2026, aucun document de campagne signé par lui détaillant son architecture fiscale. Le contre-budget présenté le 16 septembre 2026 par les députés socialistes est la position du groupe à l'Assemblée, et non un programme présidentiel qu'il aurait endossé.

Sa position sur la taxation des très hauts patrimoines reste ambiguë : deux notes d'évaluateurs lui attribuent des positions contraires, aucune ne cite de déclaration datée.

Sources : lcp.fr/actualites/glucksmann-faure-ro... · publicsenat.fr/actualites/politique/f... · Repère 2027

David Lisnard NE

200 Md€ d'économies, dont 60 % rendus en salaire net

Le détail · 3 octobre 2026 (dernière mise à jour de son programme)

Il annonce 200 milliards d'euros de baisse de la dépense publique sur le quinquennat, dont 80 milliards dès la première année, avec une clé de répartition fixée à l'avance : 120 milliards rendus aux actifs en salaire net par baisse des cotisations, 40 milliards en baisse des impôts de production et 40 milliards pour la dette. La première mesure fiscale citée est la suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés, assise sur le chiffre d'affaires et due même par une entreprise déficitaire ; son mouvement chiffre à près de 400 euros le gain de salaire net attendu de cette seule mesure. Il indique viser le niveau des prélèvements plutôt que le solde budgétaire et exclut que les économies financent de nouvelles dépenses. Le 27 mai 2026, il estime que 300 milliards de baisse de dépenses serait « très raisonnable ».

« cotiser moins pour gagner plus »

Sources : unenouvelleenergie.fr/questions/que-f... · europe1.fr/politique/aujourdhui-en-fr... · Repère 2027

Bruno Retailleau LR

197 Md€ d'économies, 400 000 postes, aucun impôt nouveau

Le détail · 12 octobre 2026

Le 12 octobre 2026, il présente un plan de 197 milliards d'euros d'économies cumulées jusqu'en 2032, réparties en 96 milliards sur l'État, 91 milliards sur le social — dont 42 pour les retraites, 10 pour l'immigration et 4 pour les arrêts maladie — et 10 milliards demandés aux collectivités. Il annonce le non-remplacement de 400 000 fonctionnaires partant à la retraite d'ici 2032 et la suppression d'agences et d'opérateurs de l'État. Il affecte 146 milliards à la réduction de la dépense et de la dette et 51 milliards à des baisses de prélèvements : 21 milliards pour les ménages et 30 milliards pour les entreprises par la suppression d'impôts de production. Il vise un déficit sous 3 % du PIB dès 2031 puis 2,2 % en 2032, exclut toute création d'impôt, et propose de soumettre une règle d'or à référendum.

« Il n'y aura pas d'impôt nouveau »

Sources : lcp.fr/actualites/face-a-une-france-q... · publicsenat.fr/actualites/economie/pr... · Repère 2027

Gabriel Attal RE

Zéro déficit en dix ans, 100 000 postes, année blanche

Le détail · 2 juillet 2026, complété par son plan de désendettement du 23 septembre 2026

Il annonce 120 à 150 milliards d'euros d'économies pour revenir à l'équilibre des comptes publics en dix ans, dont les deux tiers porteraient sur les dépenses sociales. Il annonce 100 000 suppressions de postes de fonctionnaires par non-remplacement de départs et plan de départs volontaires, en préservant l'Éducation, les Armées, la Justice et l'Intérieur, ainsi qu'une « année blanche » sur l'ensemble des prestations sociales pour le budget 2028, hors petites retraites. Il propose un référendum en début de quinquennat sur une règle d'or d'équilibre budgétaire à atteindre en sept ans, et exclut toute hausse d'impôts. Son site de campagne annonce une baisse des charges salariales pour augmenter le salaire net ; aucune mesure fiscale chiffrée n'y figure au 14 octobre 2026.

« zéro déficit en 10 ans maximum »

Sources : acteurspublics.fr/articles/gabriel-at... · attalpresident.fr/programme/dette-de-letat/ · Repère 2027

Éric Zemmour REC

Baisse massive des dépenses pour baisser massivement les impôts

Le détail · 27 et 29 octobre 2025 pour ses déclarations, 18 septembre 2026 pour le chiffrage du parti

Ses prises de position chiffrées les plus récentes que nous ayons pu dater remontent à octobre 2025 : il résume son projet par une baisse des dépenses publiques permettant une baisse des impôts, affirme que la France est le pays le plus taxé du monde et rejette un impôt plancher sur les très hauts patrimoines. En octobre 2024, il chiffrait ce plan à environ 200 milliards d'euros de baisse de dépenses par an pendant dix ans, en citant les effectifs de la fonction publique, les subventions aux associations, l'aide publique au développement et le budget de l'audiovisuel public. Le chiffrage budgétaire porté par Reconquête est présenté par la députée européenne Sarah Knafo : 140 milliards d'euros d'économies, dont 800 000 postes non remplacés. Nous n'avons trouvé aucun contre-budget ni programme fiscal signé par Éric Zemmour lui-même pour 2027.

Fiche à reprendre dès qu'un programme fiscal signé de sa main est publié.

Sources : europe1.fr/politique/budget-eric-zemm... · Repère 2027

Marine Tondelier LE

ISF climatique, TVA verte, fiscalité des transports refondue

Le détail · 13 juillet 2026

Le 13 juillet 2026, Les Écologistes présentent le programme élaboré pour 2027, issu de dix mois de consultations et de près de 50 000 contributions. Son volet fiscal repose sur trois mesures nommées : un « ISF climatique », une « TVA verte » et une transformation de la fiscalité des transports renchérissant le transport aérien et abaissant le coût du ferroviaire. Le parti annonce vouloir préserver le pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires et faire davantage contribuer les ménages les plus aisés.

Les taux, les seuils et les rendements attendus de ces mesures ne figurent pas dans les comptes rendus de cette présentation, et le site du parti était inaccessible lors de nos tentatives. Nous n'avons pas repris les chiffres que des évaluateurs lui attribuent sans les dater ni les sourcer.

Sources : lagazettefrance.fr/article/2027-les-e... · Repère 2027

Nicolas Dupont-Aignan DLF

130 Md€ d'économies, TVA supprimée sur 50 produits, salaires + 8 %

Le détail · 10 octobre 2026 (dernière mise à jour du programme)

Le programme économique de Debout la France annonce 130 milliards d'euros d'économies sur cinq ans pour ramener le déficit sous 3 % du PIB, dont 15 milliards par an sur les agences de l'État, 10 milliards sur les subventions aux associations, 20 milliards sur la fraude à la TVA et 15 milliards liés à une sortie de l'Union européenne. Côté pouvoir d'achat, il propose la suppression de la TVA sur une liste de 50 produits de première nécessité, la suppression de la TVA appliquée à la taxe sur les carburants, une hausse de 8 % des salaires jusqu'à 3 SMIC financée par une baisse des cotisations salariales, la défiscalisation des heures supplémentaires et un capital de 10 000 euros versé à chaque nouveau-né. Côté recettes, il propose le rétablissement d'un impôt sur les très grandes fortunes hors résidence principale, avec déduction des investissements dans des entreprises produisant en France, et l'imposition des multinationales au prorata du chiffre d'affaires réalisé en France.

Sources : debout-la-france.fr/projet/economie-travail/ · Repère 2027

Fabien Roussel PCF

ISF triplé, impôt sur le revenu à 15 tranches, TVA baissée

Le détail · 6 septembre 2026 pour la candidature

Le programme publié sur le site du Parti communiste prévoit le rétablissement de l'impôt sur la fortune avec un montant « triplé », la suppression du prélèvement forfaitaire unique, un impôt sur le revenu porté à 15 tranches, la disparition progressive de la CSG, un impôt sur les sociétés progressif et majoré pour les groupes qui délocalisent ou polluent, une cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises affectée aux retraites et à l'assurance maladie, une progressivité des droits de succession fortement accentuée avec une franchise de 170 000 euros, et une baisse de la TVA et de la taxe intérieure sur les produits énergétiques. Le même programme fixe le SMIC à 1 600 euros nets et la semaine à 32 heures. Le 6 septembre 2026, jour où les adhérents valident sa candidature, il met en avant la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales.

Le programme fiscal en ligne n'est pas daté et mentionne des dispositifs antérieurs à 2026, ce qui situe sa rédaction avant la campagne. Une note d'évaluateur lui attribue par ailleurs un SMIC à 1 700 euros et une franchise de succession à 200 000 euros, en contradiction avec le site du parti : nous retenons le site du parti et signalons la divergence.

Sources : pcf.fr/moyen_1 · lcp.fr/actualites/fabien-roussel-offi... · Repère 2027

Dominique de Villepin LFH

Neuf grands impôts, extinction des niches, CSG à taux unique

Le détail · 28 août 2026

Le 28 août 2026, il présente un « big bang » fiscal. Il propose une « grande loi d'extinction des niches fiscales et sociales », progressive et évaluée tout au long du quinquennat, ainsi qu'une « simplification radicale » ramenant le système à neuf grands impôts. Il annonce un impôt unique sur le patrimoine incluant l'ensemble des sources de la fortune, dont il affirme qu'il rapporterait davantage qu'aujourd'hui, et une imposition unique et renforcée des successions en échange d'une défiscalisation intégrale des transmissions du vivant. Il propose un taux unique de CSG pour tous, à l'assiette élargie, vers lequel seraient transférés plus de deux cents milliards d'euros de cotisations salariales et patronales, et fixe l'objectif d'un déficit ramené à 3 % du PIB en fin de quinquennat.

« une nouvelle abolition des privilèges »

Sources : lcp.fr/actualites/presidentielle-2027... · Repère 2027

Nathalie Arthaud LO

Hausse massive des salaires, indexation sur les prix réels

Le détail · 26 juin 2026

Dans le texte de campagne publié par Lutte ouvrière en supplément de son hebdomadaire du 26 juin 2026, elle réclame une augmentation massive des salaires, des allocations et des pensions, en citant un besoin de gagner au moins 2 200 euros nets par mois et des hausses de 300 à 500 euros. Elle demande que les salaires suivent la hausse réelle des prix et non l'inflation officielle. Sur la fiscalité, le texte ne propose pas de réforme d'ensemble : il réclame la confiscation des bénéfices des « profiteurs de guerre » et la levée du secret des affaires. Sur les finances publiques, il refuse de faire payer la dette aux travailleurs, sans proposer explicitement d'annulation.

« quand les prix montent, notre salaire doit suivre ! »

Sources : lutte-ouvriere.org/medias/document/fi... · Repère 2027

François Ruffin DEBOUT

SMIC à 1 700 € nets, prime de 1 000 €, états généraux fiscaux

Le détail · 25 avril 2026

Il propose de porter le SMIC à 1 700 euros nets, d'indexer strictement les salaires sur l'inflation et de doubler la rémunération de certaines heures atypiques. Comme premier acte, il annonce une prime obligatoire de 1 000 euros pour les salariés aux revenus modestes, financée par les employeurs et exonérée de cotisations et d'impôt sur le revenu. Sur la fiscalité, il propose de taxer davantage les plus fortunés et de convoquer des « états généraux de la fiscalité et de la protection sociale », en reprochant aux grandes entreprises de recevoir plus d'aides publiques tout en payant moins d'impôt que les petits patrons. Aucun barème détaillé n'a été publié au 14 octobre 2026.

« Je suis un député au SMIC, je serai un président au SMIC aussi »

Sources : actu.orange.fr/france/presidentielle-... · Repère 2027

Natacha Polony SE

Baisser les cotisations salariales et patronales, taxe flottante sur les carburants

Le détail · 17 septembre 2026

Elle rattache sa fiscalité à ce qu'elle appelle un « état d'urgence de la production », censé déboucher sur un pacte entre production et salaires. Elle propose de baisser les cotisations salariales et patronales pour permettre une hausse des rémunérations, et d'orienter la commande publique vers la production française puis européenne. Elle propose une taxe flottante sur les carburants, c'est-à-dire une baisse automatique de la taxation quand le prix à la pompe augmente ; elle n'indique ni le seuil, ni le mécanisme, ni la taxe visée. Le jour de sa déclaration, elle a annoncé la suppression de toutes les aides aux entreprises qui ne sont pas conditionnées à une production sur le sol français. La hausse de salaires de 20 à 30 % qu'elle annonce est présentée comme l'objectif du pacte, pas comme une mesure fiscale chiffrée. Aucun chiffrage ni calendrier n'accompagne ces annonces.

« Quand le prix du carburant augmente, les taxes doivent baisser automatiquement »

Position construite sur trois prises de parole datées : l'entretien au Parisien du 28 août 2026 pour les cotisations, la vidéo de campagne du 17 septembre pour la taxe flottante, la déclaration de candidature du 14 octobre pour les aides aux entreprises.

Sources : npolony.fr/videos?v=wmRDCxnwNQs · actu.orange.fr/france/presidentielle-... · lcp.fr/actualites/natacha-polony-anno... · Repère 2027

3 / 8

Immigration

Marine Le Pen RN

Préférence nationale constitutionnelle, baisse de l'immigration légale

Le détail · 13 septembre 2026 pour le logement social, 8-9 octobre 2026 pour le contre-budget

Elle propose d'inscrire la préférence nationale dans la Constitution et de réduire l'immigration légale. Lors d'un meeting à Hénin-Beaumont le 13 septembre 2026, elle annonce une priorité nationale dans l'attribution des logements sociaux : à dossiers comparables, une famille française serait servie avant une famille étrangère. Le contre-budget présenté avec Jordan Bardella la semaine du 9 octobre 2026 inscrit une taxe annuelle de 1 000 euros par salarié extra-européen, due par tout employeur public ou privé à l'exception des particuliers, « tant que la France n'est pas au plein emploi », pour un rendement annoncé d'environ 1,3 milliard d'euros ; le même plan impute à l'immigration 15 milliards d'euros d'économies en 2027 et 29 milliards en année pleine. Le Rassemblement national annonce par ailleurs un référendum en 2027 révisant la Constitution sur la question migratoire.

Nous n'avons trouvé aucune citation d'elle-même sur l'immigration, datée de 2026, sur une source ouvrable. Les formules disponibles sont celles de son conseiller, de son porte-parole ou de Jordan Bardella : les lui attribuer serait une erreur.

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/l... · publicsenat.fr/actualites/politique/p... · rassemblementnational.fr/communiques/... · Repère 2027

Jean-Luc Mélenchon LFI

Régularisation des travailleurs sans papiers, refus des renvois vers pays tiers

Le détail · 25 juin 2026

Il soutient la régularisation des travailleurs sans papiers, qu'il présente comme une mesure humanitaire et économique, en estimant qu'elle ajouterait rapidement des cotisants à la sécurité sociale. Il met en cause la gestion des renouvellements de titres de séjour, qui selon lui transforme en sans-papiers des personnes qui détenaient des papiers. Il s'oppose au renvoi de personnes vers des pays tiers hors de l'Union européenne et réaffirme la doctrine de désobéissance aux règles européennes lorsqu'elles entraînent une régression sociale ou environnementale.

Réserve sérieuse : la source primaire attendue serait le chapitre « migrations » de L'Avenir en commun, que nous n'avons pas pu ouvrir. La position repose sur un compte rendu publié en anglais par un média d'orientation marquée, complété par Public Sénat. À reprendre à la parution de la nouvelle édition du programme, annoncée pour le 6 novembre 2026.

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/i... · melenchon2027.fr/programme/decouvrir/ · Repère 2027

Édouard Philippe HOR

Diviser par deux l'immigration légale, moratoire sur le regroupement familial

Le détail · 8 octobre 2026

Il propose de diviser par deux l'immigration légale, en ramenant le nombre de titres de séjour délivrés chaque année à un niveau « largement inférieur à 200 000 », celui d'avant 2010. Il écarte l'objectif d'une immigration nulle, estimant que la France a besoin de dizaines de milliers de travailleurs par an, et veut privilégier l'immigration de travail. Il propose un moratoire sur le regroupement familial pendant la durée du quinquennat. Il veut faire négocier avec les autres États un protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme, afin que le droit à une vie familiale normale soit interprété tel qu'il avait été conçu à la signature.

« Admettre que l'immigration est trop importante, et se fixer des objectifs pour la maîtriser »

Une seule source ouverte sur cette déclaration.

Sources : lcp.fr/actualites/edouard-philippe-ve... · Repère 2027

Raphaël Glucksmann PP

Convention citoyenne tirée au sort, puis vote du Parlement

Le détail · 26 mai 2026, repris et précisé le 24 août 2026

Il propose d'organiser une convention citoyenne sur l'immigration, dont les membres seraient tirés au sort, sur le modèle des conventions réunies sur le climat et la fin de vie. Les participants seraient confrontés aux données démographiques, économiques et sécuritaires, et leurs propositions seraient soumises au débat et au vote du Parlement. Il écarte l'objectif d'une immigration nulle et affirme que s'installer en France n'est pas un droit universel. Il demande que les partisans de l'immigration zéro entendent un petit patron ou un directeur d'hôpital décrire les conséquences d'une fermeture totale des frontières, et que ceux qui estiment qu'il n'y a aucun problème examinent l'incapacité de l'État à exécuter les obligations de quitter le territoire.

« Non, l'immigration zéro n'est ni souhaitable, ni possible. »

Sources : lcp.fr/actualites/presidentielle-raph... · publicsenat.fr/actualites/politique/f... · Repère 2027

David Lisnard NE

Diviser par huit les titres de séjour, supprimer l'AME

Le détail · 3 septembre 2026 pour la déclaration ; programme en ligne non daté

Il propose de diviser par huit la délivrance des titres de séjour, de fixer des quotas pour la main-d'œuvre qualifiée et de soumettre le regroupement familial à des conditions de ressources et à des tests d'intégration. Il propose de mettre fin à l'automaticité du droit du sol, de supprimer l'aide médicale d'État pour la remplacer par une aide d'urgence — 700 millions d'euros d'économies annoncés —, de rétablir le délit de séjour irrégulier et de porter la rétention administrative à 24 mois. Il propose d'inscrire dans la Constitution la primauté du droit national en matière migratoire, de quitter la Convention européenne des droits de l'homme en dernier recours, de remettre en cause l'accord franco-algérien de 1968 et d'instruire les demandes d'asile dans les consulats. Il lie la maîtrise des flux à l'usage du référendum.

« L'excès d'immigration légale crée une immigration illégale. »

Sources : unenouvelleenergie.fr/notre-programme... · lejdd.fr/Societe/immigration-david-li... · Repère 2027

Bruno Retailleau LR

Appliquer immédiatement le règlement européen de retour

Le détail · 8 juin 2026

Il demande que le règlement européen sur le retour des déboutés du droit d'asile soit appliqué en France sans délai et dans toutes ses dispositions, et que la France n'écarte aucun de ses dispositifs, en particulier les centres de retour situés hors de l'Union européenne. Il situe la difficulté non dans les interpellations, qui progressent, mais dans l'exécution des renvois. Il déclare douter de la volonté du chef de l'État et du gouvernement d'appliquer intégralement ce texte. Comme ministre de l'Intérieur, il a signé en 2025 une circulaire abrogeant la circulaire Valls de 2012 et portant de cinq à sept ans la durée de présence exigée pour une admission exceptionnelle au séjour.

« Il faut que ce soit appliqué immédiatement »

Nous n'avons pas trouvé de proposition chiffrée de sa part sur le volume de l'immigration légale.

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/d... · publicsenat.fr/actualites/politique/i... · Repère 2027

Gabriel Attal RE

Quotas d'immigration de travail fixés et votés par le Parlement

Le détail · 30 mai 2026

Il écarte à la fois l'objectif d'une immigration nulle et celui de frontières ouvertes. Il propose d'instaurer des quotas d'immigration de travail, fixés par l'exécutif et votés par le Parlement, les partenaires sociaux étant chargés de proposer leur niveau. Il présente les frontières comme un sujet qu'il ne veut pas laisser à la droite.

« l'immigration zéro, ce n'est ni possible, ni souhaitable »

Une seule source, et une mesure énoncée en meeting plutôt que dans un document de programme.

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/u... · Repère 2027

Éric Zemmour REC

« Immigration négative » : organiser des départs, pas seulement arrêter les entrées

Le détail · 13 et 17 septembre 2026

Il défend ce qu'il nomme l'« immigration négative » : au-delà de l'arrêt des entrées, organiser des départs, principe qu'il désigne par le terme de remigration. Lors de son discours de rentrée à Port-Marly le 13 septembre 2026, puis sur BFMTV le 17 septembre, il détaille les publics visés : les étrangers détenus, les délinquants étrangers non incarcérés, les personnes en situation irrégulière, et les étrangers au chômage depuis plus d'un an ou vivant uniquement des aides sociales — y compris en situation régulière. Il invoque une disposition du code des étrangers selon laquelle un étranger pesant sur les finances publiques doit être expulsé, et avance que la robotisation pourra remplacer la main-d'œuvre immigrée. Son programme de 2022 prévoyait la suppression du droit du sol et le dépôt des demandes d'asile dans les consulats : ces deux points ne sont pas explicitement reconduits dans les déclarations de 2026 que nous avons pu lire.

« Il ne suffit pas de prôner l'immigration zéro, mais d'enclencher l'immigration négative »

Le site reconquete.fr est interdit à l'exploration ; ces positions sont établies par la presse et par une dépêche d'agence. Marine Le Pen a publiquement qualifié la remigration d'« antirépublicain » : les deux candidats ne portent pas la même proposition.

Sources : europe1.fr/politique/presidentielle-2... · lcp.fr/actualites/presidentielle-2027... · Repère 2027

Marine Tondelier LE

Régularisation systématique des travailleurs sans papiers, fin de la rétention

Le détail · non datée — voir la réserve

Le programme publié sur le site des Écologistes prévoit la régularisation systématique des travailleurs sans papiers, celle des parents sans papiers d'enfants nés en France et celle des mineurs non accompagnés devenus majeurs, l'autorisation de travailler pour les demandeurs d'asile, la suppression de la liste des pays d'origine sûrs et l'application pleine du regroupement familial. Il prévoit la fin de la rétention administrative et des expulsions, les budgets correspondants étant réorientés vers l'intégration, le retrait au ministère de l'Intérieur de ses pouvoirs sur le droit des étrangers, et le droit de vote des étrangers aux élections locales sous condition de résidence. Au niveau européen, il demande une rupture avec le règlement de Dublin, une sortie de la logique actuelle de Frontex, une mission européenne de sauvetage en mer et la fin des accords avec la Turquie et la Libye. Elle conteste par ailleurs tout lien de causalité entre immigration et délinquance.

« Nous procéderons à la régularisation systématique des travailleurs sans-papiers. »

Réserve de datation importante. Ce chapitre est publié aujourd'hui sur le site du parti sous un menu « Projet 2027 », mais la page ne porte aucune date, la dernière année qu'elle cite est 2021, et son lien d'introduction renvoie au programme « Vivant » de 2022. Nous la présentons donc comme la position publiée par le parti sur son site à ce jour, et non comme une position datée de 2026. Le « Projet 2027 » présenté le 13 juillet 2026 existe sous forme de document imprimable que nous n'avons pas pu lire en entier. La citation est un extrait de programme, pas une parole prononcée par la candidate.

Sources : lesecologistes.fr/pages/16D50P7zbCfe2... · lejdd.fr/politique/pas-de-lien-entre-... · Repère 2027

Nicolas Dupont-Aignan DLF

Sortie de Schengen, fin du droit du sol, AME supprimée

Le détail · 3 mars 2026 (dernière modification du projet du parti)

Le projet de son parti comporte une rubrique « Immigration et assimilation » de vingt-sept mesures. Elle prévoit la sortie de l'espace Schengen avec rétablissement des contrôles aux frontières et 10 000 agents supplémentaires, le rétablissement de peines de prison pour séjour irrégulier, une limitation stricte du regroupement familial conditionnée aux revenus, au logement et à la langue, la fin de la régularisation au titre de la vie privée et familiale, des quotas d'étudiants étrangers par filière et par pays avec obligation de retour, une immigration économique indexée sur le taux de chômage, la restriction de l'asile aux demandes déposées à la frontière, la double peine automatique après toute condamnation à une peine de prison, la suppression de l'aide médicale d'État remplacée par une permanence de soins d'urgence par département, la fin des prestations sociales non contributives pour les étrangers, la suppression du droit du sol par référendum, une naturalisation conditionnée à dix ans de résidence et plafonnée par un vote annuel du Parlement, et le droit de vote réservé aux citoyens français.

Il s'agit du projet du parti qu'il préside, non d'une plateforme présidentielle signée de sa main ; le parti annonce une actualisation pour 2027. Les chiffres que cette page avance sont les siens, pas des données officielles : à comparer aux chiffres de cadrage ci-dessus.

Sources : debout-la-france.fr/projet/immigratio... · Repère 2027

Fabien Roussel PCF

Régulariser tous les travailleurs sans papiers, égalité des droits

Le détail · 8 juillet 2026 pour le discours de congrès ; programme du parti non daté

Il propose la régularisation de tous les travailleurs sans papiers, assortie de l'égalité des droits sociaux et d'un titre de séjour pour les personnes qui travaillent et cotisent en France ; il a repris cet engagement dans son discours de clôture du 40e congrès du Parti communiste, le 8 juillet 2026, en visant les livreurs de plateformes sans papiers. Le programme du parti prévoit le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales et européennes, la fermeture des centres de rétention administrative et des zones d'attente, l'ouverture de voies légales et sécurisées, le renforcement des moyens de l'Ofpra et de l'Ofii, la dénonciation des accords du Touquet et de Dublin et la ratification de la convention de l'ONU de 1990 sur les travailleurs migrants. Il défend l'aide médicale d'État contre sa remise en cause et réclame les mêmes droits pour tous les salariés face au dumping social. Il avait par ailleurs dénoncé en 2023 des frontières devenues « des passoires » et demandé une politique plus ferme.

« Continuons d'agir pour l'égalité des droits et pour la régularisation des travailleurs sans papiers. »

Les pages de programme du PCF ne portent aucune date. La position du parti ne reprend pas le cadre de La France insoumise.

Sources : pcf.fr/40e_congres_discours_de_clotur... · pcf.fr/loi_immigration · Repère 2027

Dominique de Villepin LFH

Son projet présidentiel publié ne traite pas l'immigration

Ce qui a été vérifié

La page « Projet France 2027 » de son mouvement couvre l'éducation, la fiscalité, l'écologie, l'agriculture, l'intelligence artificielle, la culture, les institutions et l'Europe, sans section sur l'immigration, l'asile, les frontières ou la nationalité. Sur le fond du débat, il conteste dans une chronique du 16 novembre 2025 le raisonnement qui tire de la surreprésentation d'immigrés dans les statistiques de délinquance une causalité par les cultures d'origine, et décrit une confusion entre immigration, sécurité, culture et modes de vie. Il refuse une définition figée de l'identité française, mais ne formule aucune mesure de politique migratoire.

Sources : lafrancehumaniste.fr/articles/la-fran... · Repère 2027

Nathalie Arthaud LO

Liberté de circulation et d'installation pour tous les travailleurs

Le détail · 3 août 2026

Elle défend la liberté de circulation et d'installation des travailleurs, et le droit de s'installer là où l'on peut travailler. À propos des jeunes Marocains ayant franchi la frontière de Ceuta à l'été 2026, elle écrit qu'ils fuient la pauvreté et un chômage qui touche près de la moitié de la jeunesse marocaine, et que les enclaves de Ceuta et Melilla sont des vestiges du colonialisme espagnol. Elle qualifie de mensonger le récit d'une invasion, et impute la misère, le chômage et les bas salaires au patronat et aux actionnaires et non aux immigrés. Elle appelle les travailleurs à refuser les divisions de nationalité, d'origine ou de religion.

« Liberté de circulation pour tous les travailleurs ! »

Sources : lutte-ouvriere.org/portail/editoriaux... · Repère 2027

François Ruffin DEBOUT

Hostile à l'immigration de travail, pleins droits pour les présents

Le détail · 28 avril 2026

Il se dit hostile à l'immigration de travail. Sur France 2, le 28 avril 2026, il soutient que la France doit former ses propres médecins plutôt que recruter des praticiens étrangers, et refuse de reproduire sur les services ce qui a été fait dans l'industrie, au motif que le recours à la main-d'œuvre étrangère exerce une pression à la baisse sur les salaires et les droits sociaux. Il demande en même temps que les travailleurs étrangers déjà présents aient « les pleins droits », et défend un relèvement des droits de tous les travailleurs, français ou étrangers, avec ou sans papiers. Il revendique une filiation avec le « socialisme douanier » de Jaurès. Aucun de ses six cahiers de campagne ne porte sur l'immigration.

« Moi, je suis hostile à l'immigration pour le travail. »

C'est la divergence la plus nette du comparateur : sa position l'a opposé publiquement à Marine Tondelier et à des responsables de La France insoumise.

Sources : lejdd.fr/politique/presidentielle-202... · publicsenat.fr/actualites/politique/p... · Repère 2027

Natacha Polony SE

Aucune mesure publiée pour 2027 à ce jour

Ce qui a été vérifié

Le mot immigration est absent de « Ma vision pour la France », le seul document programmatique de son site, et les comptes rendus de sa déclaration du 14 octobre n'en portent aucune trace. Ce que nous avons trouvé relève de la déclaration de principe et non de la mesure : une lettre signée du 15 septembre 2026 dit vouloir une société qui accueille ceux qui aiment la France et partagent ses valeurs sans renoncer à son identité. Une vidéo du 1er août 2026 sur Ceuta et Melilla, antérieure à sa candidature, demande une politique cohérente et dit ne pas vouloir « créer d'appel d'air », mais elle ne l'a pas reprise à son compte depuis : nous la traitons comme une position d'éditorialiste, pas de campagne. Des propos sur le multiculturalisme lui sont attribués le 21 octobre par un média que nous n'avons pas pu lire directement, sans que la date ni le cadre des propos soient établis.

Sources : natachapolony2027.fr/natacha-polony/ma-vision · natachapolony2027.fr/actualites/pourq... · Repère 2027

4 / 8

Santé et accès aux soins

Marine Le Pen RN

Table ronde santé en janvier 2026, propositions non publiées

Ce qui a été vérifié

Ce qui est établi : elle a consacré une table ronde d'une heure aux questions de santé le 31 janvier 2026 à Creutzwald, en Moselle, et la presse médicale spécialisée en résume les thèmes par les déserts médicaux, le numerus clausus et la débureaucratisation de l'hôpital. Le corps de l'article est réservé aux abonnés et nous n'avons donc aucune proposition vérifiable. Nous avons écarté son discours de 2016, ses propositions de Mulhouse de 2021 et ses réponses au questionnaire de la Fédération hospitalière de France de 2022 : ce sont des positions d'il y a quatre à dix ans.

Sources : lequotidiendumedecin.fr/sante-societe... · Repère 2027

Jean-Luc Mélenchon LFI

Régulation de l'installation, soins publics à trente minutes

Le détail · 9 octobre 2026

Son plan « ruralité » propose de garantir un service public de santé de proximité en rouvrant progressivement des services d'urgences, des maternités et des EHPAD publics, avec un objectif de soins à moins de trente minutes de chaque habitant. Il propose de mobiliser tous les leviers contre les déserts médicaux, dont la régulation de l'installation des médecins, le recrutement de médecins publics et des centres de santé publics à médecins salariés. Il propose un plan pluriannuel de recrutement des soignants et du médico-social, un service public de la dépendance, le renforcement des centres médico-psychologiques, et une zone tampon contre les pesticides autour des habitations, crèches, écoles et hôpitaux. Aucun chiffrage n'est publié dans ce plan.

« à moins de trente minutes de chaque Français·e »

Distinction à ne pas écraser : le plan du 9 octobre 2026 est publié par la campagne et parle de « régulation de l'installation ». Le plan du mouvement de janvier 2026, conçu pour les municipales, va plus loin et propose de supprimer la liberté d'installation. Le chapitre santé de L'Avenir en commun n'a pas pu être ouvert.

Sources : melenchon2027.fr/programme/plans-them... · Repère 2027

Édouard Philippe HOR

Stabiliser les dépenses, miser sur la prévention et les technologies

Le détail · 11 mai 2026

Il propose de stabiliser les dépenses de santé sans augmenter les moyens, en s'appuyant sur la prévention et sur les transformations technologiques. Il présente la santé et l'accès aux soins comme l'un des piliers de son programme, au même rang que l'éducation et le travail, et annonce vouloir investir dans la formation des médecins, dans la prévention et dans l'intelligence artificielle. Il qualifie le retard français en matière de prévention de « grand retard ». Aucune proposition chiffrée sur l'hôpital, l'assurance maladie ou les déserts médicaux n'a été publiée à ce jour.

La phrase sur la stabilisation des dépenses est la seule mention de la santé dans les quatre priorités publiées sur son site, et elle figure dans la rubrique budgétaire.

Sources : edouardphilippe.fr/priorites/pour-une... · lequotidiendumedecin.fr/sante-societe... · Repère 2027

Raphaël Glucksmann PP

Aucune proposition de santé publiée à ce jour

Ce qui a été vérifié

Ce constat repose sur la lecture des deux recensions les plus complètes de son programme — LCP le 26 mai 2026 et Public Sénat le 24 août 2026 —, des comptes rendus des quatre débats de la primaire socialiste et de son annonce de candidature. La santé n'y apparaît que de deux façons indirectes : un « critère d'espérance de vie en bonne santé » dans la réforme du financement de la protection sociale, et les EHPAD comme lieu d'accueil du service civique obligatoire. Aucune proposition sur l'hôpital, les déserts médicaux, l'assurance maladie ou le reste à charge. Une recension secondaire lui attribue trois orientations en citant un comparateur automatisé : nous n'avons trouvé aucune source primaire et ne les reprenons pas.

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/f... · lcp.fr/actualites/presidentielle-raph... · Repère 2027

David Lisnard NE

Liberté d'installation, suppression des agences régionales, formation doublée

Le détail · 6 mai 2026 pour son livret Santé ; 7 mai 2025 pour le refus de la régulation

Il propose un accès direct et intégralement remboursé aux infirmiers en pratique avancée, kinésithérapeutes, sages-femmes et pharmaciens, le médecin traitant se recentrant sur le diagnostic, la coordination et le suivi. Il propose une offre de soins graduée à l'échelle de chaque ancien canton et un remboursement plus favorable des actes en zone sous-dotée qu'en zone saturée, tout en refusant explicitement la régulation de l'installation. Il propose de supprimer les agences régionales de santé et de transférer leurs compétences aux préfets et aux élus, de rendre aux maires la présidence des conseils de surveillance des hôpitaux, de généraliser obligatoirement le dossier médical partagé et de doubler le nombre d'étudiants en médecine d'ici 2030. Il propose une loi de programmation annuelle de la santé, sur le modèle de la loi de programmation militaire.

« Le problème français n'est pas un problème de moyens. »

C'est le candidat le mieux documenté sur ce thème, mais aucun chiffrage budgétaire n'accompagne ses propositions. Les chiffres qu'il avance sont les siens, sans source indiquée, et plusieurs diffèrent des données officielles de 2026 reprises plus haut.

Sources : unenouvelleenergie.fr/notre-programme/sante/ · unenouvelleenergie.fr/questions/comme... · Repère 2027

Bruno Retailleau LR

Aucun chiffrage santé, quatre milliards sur les arrêts maladie

Le détail · 12 octobre 2026

Dans son plan de redressement des finances publiques, il chiffre l'effort sur la sphère sociale à 91 milliards d'euros sur un quinquennat, mais ne prend aucun engagement chiffré sur les 280 milliards d'euros de dépenses de santé, qu'il présente sous une hypothèse qu'il qualifie de très conservatrice : les économies seraient absorbées par les dépenses liées au vieillissement. Il affirme que les gains d'efficience doivent être réinvestis dans les soins. Il chiffre à 4 milliards d'euros les économies attendues sur les arrêts maladie, par des réexamens périodiques, une surveillance des prescriptions et un jour de carence d'ordre public dans le privé que l'employeur ne pourrait pas compenser par la prévoyance.

« Je veux que tous les Français […] puissent avoir accès à ce qu'il se fait de mieux »

Une seule source, mais récente et détaillée. Elle traite la santé par le budget : rien sur l'hôpital, les déserts médicaux ou le reste à charge.

Sources : publicsenat.fr/actualites/economie/pr... · Repère 2027

Gabriel Attal RE

Programme en six chantiers, sans volet santé

Ce qui a été vérifié

Son programme publié comprend six rubriques : école, travail et salaires, frontières, intelligence artificielle, dette de l'État, dette écologique. Aucune ne porte sur la santé, l'hôpital, la sécurité sociale ni l'accès aux soins. L'absence est donc établie par la lecture intégrale de son site de campagne, et non par un défaut de recherche. Attention à ne pas lui attribuer le plan d'accès aux soins d'avril 2024 — accès direct aux spécialistes, « taxe lapin », assistants médicaux : il l'a présenté comme Premier ministre, le 6 avril 2024, et non comme candidat.

Sources : attalpresident.fr/programme · Repère 2027

Éric Zemmour REC

Aucune position santé publiée pour 2027

Ce qui a été vérifié

Toutes les sources que nous avons trouvées sont de 2021 ou 2022 : obligation de garde, 1 000 médecins salariés par l'État dans les déserts, conventionnement préférentiel, suppression de l'aide médicale d'État et des agences régionales de santé, doublement des étudiants, 40 000 personnels hospitaliers, 400 000 places d'EHPAD d'ici 2030. Aucun de ces éléments n'est une position de 2026, et nous ne les présentons pas comme telle. Le site du parti est interdit à l'exploration automatisée.

Sources : lequotidiendumedecin.fr/domaines/poli... · Repère 2027

Marine Tondelier LE

Santé environnementale érigée en droit fondamental

Le détail · fin mai 2026, publié le 2 juin 2026

Elle propose de faire de la santé environnementale un droit fondamental et de l'espérance de vie en bonne santé le référentiel de l'action publique. Elle propose de planifier la sortie des pesticides de synthèse et des engrais azotés d'ici 2050 dans le cadre d'un pacte agricole, d'interdire les aliments ultratransformés dans les cantines scolaires et la publicité télévisée pour les produits trop sucrés ou trop salés avant 21 heures, et de bannir des produits du quotidien les perturbateurs endocriniens, les substances cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques ainsi que les PFAS. Elle propose un fonds national d'indemnisation et de dépollution financé par les industries les plus polluantes.

« La santé environnementale doit constituer un droit fondamental du XXIe siècle »

Une seule source ouverte, qui ne donne pas la date exacte de l'annonce. Son volet « système de soins » reste entièrement non documenté : il serait faux de déduire de ces annonces une position sur l'hôpital.

Sources : brut.media/fr/articles/france/politiq... · Repère 2027

Nicolas Dupont-Aignan DLF

Douze mille médecins formés, fin de l'AME, tarification à l'activité remplacée

Le détail · 5 février 2024 (dernière mise à jour du projet du parti)

Son parti propose de porter à 12 000 par an le nombre de praticiens formés, de créer une bourse pour les étudiants en médecine en échange d'une installation de cinq ans en zone sous-dotée, et de réduire les cotisations des médecins qui s'y installent. Il propose d'arrêter les fermetures de lits, de rouvrir un établissement de santé par département, de doubler les lits de réanimation pour atteindre 10 000 en cinq ans — chiffré à 2,5 milliards d'euros par an — et de remplacer la tarification à l'activité par un financement fondé sur un panier de critères objectifs. Il propose de supprimer les agences régionales de santé au profit de directions départementales sous l'autorité du préfet, de faire reprendre par l'État la totalité de la dette hospitalière, et de supprimer l'aide médicale d'État au profit d'une aide limitée aux urgences sanitaires et aux maladies contagieuses.

Réserve importante : ces positions sont celles du parti, non des déclarations du candidat, et la page de projet n'a pas été mise à jour depuis février 2024. Plusieurs de ses chiffres sont périmés. Nous n'avons trouvé aucune prise de position de sa part sur la santé en 2026, alors qu'il s'est exprimé sur les retraites le 11 octobre 2026.

Sources : debout-la-france.fr/projet/sante/ · Repère 2027

Fabien Roussel PCF

Cent pour cent Sécu, suppression des franchises médicales

Le détail · 23 juillet 2026

Il demande l'abandon du décret relevant le plafond des franchises médicales et des participations forfaitaires, qu'il qualifie d'impôt sur la maladie. Il propose de supprimer les franchises médicales et les participations forfaitaires, d'aller vers un remboursement à 100 % des soins prescrits par la Sécurité sociale sans reste à charge, et de mettre fin aux dépassements d'honoraires. Il propose de développer les centres de santé, l'hôpital public et une médecine de proximité sur tout le territoire, et de financer la Sécurité sociale davantage par les cotisations, en remettant en cause les exonérations patronales et en créant une contribution additionnelle sur les revenus financiers des entreprises.

« Ces franchises sont un véritable impôt sur la maladie, profondément injuste »

Il s'agit d'un communiqué de réaction, non d'un programme : les propositions sont des orientations sans chiffrage ni calendrier. Contrairement à sa plateforme de 2022, ce texte ne dit rien sur la tarification à l'activité, le nombre de soignants à recruter ou la régulation de l'installation.

Sources : pcf.fr/franchises_le_gouvernement_fai... · Repère 2027

Dominique de Villepin LFH

Installation autorisée par l'agence régionale, cent cinquante zones prioritaires

Le détail · 27 août 2025

Il propose d'identifier dès 2027 cent cinquante zones prioritaires et d'y déployer des équipes mobiles « santé-environnement » composées d'un médecin généraliste, d'un infirmier et d'un médiateur environnemental. Il propose de soumettre l'installation des médecins à une autorisation de l'agence régionale de santé, avec une procédure simplifiée dans les zones en tension, et de créer des bourses pour les étudiants en médecine conditionnées à un engagement d'exercice dans les territoires en crise. Il propose de placer les agences régionales sous double tutelle Santé-Écologie, de rendre obligatoire un diagnostic d'exposition aux risques pour les adolescents et de refondre la médecine du travail avec un registre national d'exposition. Il évoque un financement par la tarification carbone et la taxation des pollutions industrielles.

« Dès 2027, je propose d'identifier cent cinquante zones prioritaires »

C'est une position de 2025 : la source est signée et datée, mais elle a plus d'un an et nous n'avons trouvé aucune prise de position postérieure sur la santé. Elle n'aborde ni le financement de l'assurance maladie, ni le reste à charge, ni les effectifs hospitaliers.

Sources : lafrancehumaniste.fr/articles/sante-e... · Repère 2027

Nathalie Arthaud LO

Réquisitionner les profits pour financer les hôpitaux

Le détail · 14 février 2026 pour la citation, 26 septembre 2026 pour le financement

Elle propose de réquisitionner et de confisquer les profits des compagnies pétrolières et des marchands d'armes, et de les consacrer aux besoins de la population, dont les hôpitaux qui manquent de soignants. Elle dénonce des hôpitaux ni isolés ni climatisés face aux canicules et oppose les cliniques privées aux hôpitaux publics aux urgences saturées. Elle n'avance aucune proposition sur l'organisation des soins, la formation des médecins, le financement de l'assurance maladie ou le reste à charge.

« Il y a des cliniques pour riches et des hôpitaux pour pauvres aux urgences saturées. »

Sources : lutte-ouvriere.org/portail/brochures/... · Repère 2027

François Ruffin DEBOUT

Aucun volet santé dans ses cahiers de campagne

Ce qui a été vérifié

Son programme compte six cahiers de campagne — travailleurs essentiels, argent et État, temps de loisirs, exception agricole, travaillisme écologique, logement — et un plan d'action sur les centres de données. Aucun ne porte sur la santé, l'hôpital ou l'accès aux soins. Le cahier sur les travailleurs essentiels aborde la santé au travail : il cite les infirmières et aides-soignantes parmi les « métiers du lien » et affirme que « la Sécurité sociale est aujourd'hui le premier payeur des effets du mal-travail », mais ne formule aucune proposition de politique de santé. Ses prises de position passées sur la psychiatrie remontent à 2018.

Sources : nouspresident.fr/notre-programme/ · Repère 2027

Natacha Polony SE

Relocaliser en France la production des médicaments essentiels

Le détail · 14 octobre 2026

Son seul élément de santé est un élément de souveraineté industrielle : produire en France les médicaments essentiels, aux côtés de l'énergie, des technologies et de l'alimentation, dans le cadre de ce qu'elle appelle un État stratège. Elle pose le constat que le système de santé « craque » et présente l'hôpital comme ce qu'une nation qui ne produit plus n'a plus les moyens de financer. Nous n'avons trouvé aucune proposition sur l'accès aux soins, les déserts médicaux, les soignants, le financement de la Sécurité sociale ou la tarification hospitalière.

« Notre système de santé craque »

Le document qui porte cette position, « Ma vision pour la France », ne comporte aucune date de publication : nous retenons la date de sa déclaration de candidature, où elle reprend ce thème.

Sources : natachapolony2027.fr/natacha-polony/ma-vision · euronews.com/2026/10/14/french-journa... · Repère 2027

5 / 8

Sécurité et justice

Marine Le Pen RN

Aucune position de 2026 établie sur la sécurité et la justice

Ce qui a été vérifié

L'absence est vérifiée, pas supposée. Son site de campagne ne publie aucun programme. La rubrique « Discours » du site du Rassemblement national compte 186 entrées, mais le discours le plus récent de Marine Le Pen y date du 18 septembre 2022 : ceux de 2026 sont de Jordan Bardella. Le document « Projet — la sécurité » hébergé par le parti n'est pas daté en façade, mais ses références internes — la loi de novembre 2021, la réforme de la justice des mineurs de septembre 2021 — le situent en 2021-2022 ; il annonce 85 000 places de prison d'ici 2028, 7 000 postes, la présomption de légitime défense et la police municipale obligatoire au-delà de 10 000 habitants. C'est sa position de 2022, et nous ne la publions pas comme sa position d'aujourd'hui. Les comptes rendus accessibles de sa rentrée d'Hénin-Beaumont du 13 septembre 2026 portent sur le logement, la priorité nationale, la TVA sur l'énergie et le voile, sans mesure de sécurité ni de justice.

Sources : rassemblementnational.fr/discours/ · Repère 2027

Jean-Luc Mélenchon LFI

Régulation carcérale, contrôle de la police, cannabis légalisé

Le détail · 10 juin et 3 juillet 2026 ; régulation carcérale depuis le 30 octobre 2024

Son site de campagne décrit son programme comme prévoyant le démantèlement des unités BAC et BRAV-M, l'interdiction des LBD, grenades et tasers, la sortie de l'état d'urgence permanent, et une légalisation du cannabis encadrée par un monopole d'État, les recettes des taxes étant affectées à la lutte contre les addictions. Le groupe de La France insoumise à l'Assemblée a demandé le 10 juin 2026 le retrait du projet de loi « justice criminelle » et réclamé 3 milliards d'euros d'investissements pour la justice, et s'est opposé le 3 juillet 2026 à la proposition de loi sur la présomption de légitime défense. Depuis octobre 2024, il soutient une proposition de loi instaurant un mécanisme contraignant de régulation carcérale.

« La justice mérite des moyens, et non une remise en cause de ses principes. »

Réserve d'attribution : la citation et les positions de juin et juillet 2026 émanent du groupe parlementaire, non du candidat lui-même. Il n'existe pas de plan thématique sécurité ou justice sur son site de campagne, dont la page « plans thématiques » ne liste que la ruralité. Le programme est annoncé en réactualisation pour le 6 novembre 2026 : cette fiche sera reprise à cette date.

Sources : lafranceinsoumise.fr/2026/06/10/victo... · lafranceinsoumise.fr/2026/07/03/preso... · Repère 2027

Édouard Philippe HOR

Peines planchers ciblées, parquet sous autorité ministérielle, « état d'urgence narco »

Le détail · page non datée, contenu constaté le 14 octobre 2026

Il propose d'instaurer des courtes peines dès la première infraction et des peines planchers pour les infractions les plus graves, notamment contre les personnes dépositaires de l'autorité publique, et de supprimer le juge d'application des peines. Il propose de renforcer l'autorité du garde des Sceaux sur le parquet, notamment par des instructions individuelles aux procureurs, de réviser la composition du Conseil supérieur de la magistrature et d'instaurer un « devoir de redevabilité » des juges envers les victimes. Sur le narcotrafic, il propose un « état d'urgence narco » aux moyens juridiques d'exception limités dans le temps et l'espace, avec reconnaissance faciale ciblée, une « fiche S financière » pour les condamnés, l'alignement du régime d'application des peines des grands narcotrafiquants sur celui des terroristes et le recouvrement forcé des amendes. Pour les mineurs, il propose de lever l'excuse de minorité pour les faits liés au narcotrafic et d'instaurer leur comparution immédiate pour ces infractions. Il propose de donner aux maires un pouvoir de sanction pénale pour les petites infractions.

C'est, avec Nicolas Dupont-Aignan, le candidat dont les propositions sont les plus détaillées sur son propre site, donc les mieux sourcées. Sa page ne contient en revanche aucune proposition sur les places de prison ni aucun effectif chiffré.

Sources : edouardphilippe.fr/priorites/pour-une... · Repère 2027

Raphaël Glucksmann PP

Police de proximité, peines adaptées, convention citoyenne sur les drogues

Le détail · 23 juin 2025 pour le document programmatique ; 19 novembre 2025 pour la citation

Le document programmatique de Place publique, « Notre vision pour la France », consacre une section à la sécurité et à la justice. Il prévoit de recréer une police de proximité centrée sur la prévention et la médiation, de réaffirmer le rôle de la police municipale, de supprimer l'échelon zonal de la police nationale, de revoir la doctrine du maintien de l'ordre, de renforcer les effectifs spécialisés contre le narcotrafic avec un service national de renseignement criminel et un renforcement de TRACFIN, et d'organiser une convention citoyenne sur la politique des drogues incluant la question de la légalisation du cannabis. Il prévoit de lutter contre la surpopulation carcérale en adaptant les peines aux profils, de doubler le nombre de maisons du droit et de la justice, de déployer la justice restaurative et les travaux d'intérêt général, et d'augmenter les effectifs judiciaires et pénitentiaires. Devant les maires, en novembre 2025, il a défendu l'armement de la police municipale et un usage de la vidéosurveillance encadré par la loi.

« L'insécurité touche d'abord les plus faibles d'entre nous. »

Le document de Place publique ne porte aucune date en façade ; la date du 23 juin 2025 est établie par le compte rendu de presse de sa présentation. Nous n'avons trouvé aucune prise de position sur la sécurité postérieure à sa victoire à la primaire du 11 octobre 2026.

Sources : place-publique.eu/pages/69jA2SKIG5udl... · publicsenat.fr/actualites/politique/n... · Repère 2027

David Lisnard NE

Perpétuité réelle, 20 000 places, exécution intégrale des peines

Le détail · 4 juillet 2026, meeting de Saint-Raphaël

Il propose d'instaurer la perpétuité réelle et que les peines prononcées soient « effectives, intégralement exécutées », ce qu'il relie à la construction de 20 000 places de prison. Il propose l'exécution réelle des courtes peines de prison pour les petits délits. En matière de sécurité, il propose que 50 % au minimum des forces soient sur le terrain, la réduction de la bureaucratie policière, un audit annuel de performance, l'armement volontaire des polices municipales, une police territoriale et un secrétariat d'État à la Sécurité intérieure.

« Nous instaurerons la perpétuité réelle »

La page de son mouvement est datée et horodatée et renvoie à la vidéo du discours, ce qui en fait l'une des sources les plus solides de cette page.

Sources : unenouvelleenergie.fr/questions/quel-... · Repère 2027

Bruno Retailleau LR

Majorité pénale à 15 ans, peines minimales inscrites dans la Constitution

Le détail · 8 septembre 2026 pour les peines minimales, 3 septembre 2026 pour le volet constitutionnel

Il propose d'abaisser la majorité pénale à 15 ans et d'instaurer, pour les violences contre les policiers, les gendarmes et les pompiers, des peines minimales telles que le juge n'ait pas le choix. Il propose, pour un premier délit grave commis par un mineur, des peines de prison ferme de courte durée — il cite quinze jours — dans des établissements distincts de ceux accueillant les détenus condamnés pour terrorisme. Il propose d'inscrire dans la Constitution, par une « Charte de l'ordre républicain », des peines minimales pour certains crimes et délits graves, le renforcement de la sécurité dans les établissements pénitentiaires, la rétention de sûreté pour certaines personnes jugées dangereuses après l'exécution de leur peine, et un droit à la sécurité.

« le juge n'ait pas le choix »

Réserve de rédaction : le compte rendu d'Europe 1 écrit d'abord « peines maximales » avant de préciser qu'il s'agit de peines minimales. Nous suivons la seconde formulation.

Sources : europe1.fr/politique/objectif-elysee-... · publicsenat.fr/actualites/politique/p... · Repère 2027

Gabriel Attal RE

Réformer la justice pénale des mineurs, contenu non publié

Le détail · 10 octobre 2026

Il déclare le 10 octobre 2026, lors de son meeting de Lyon, qu'il faudra réformer la justice pénale des mineurs, et annonce une « fermeté totale » face aux violences, insultes et menaces, sans publier de contenu détaillé. Il est l'auteur de la proposition de loi sur la justice des mineurs adoptée en mai 2025 et largement censurée le 19 juin 2025 ; il n'a pas publié à ce jour les dispositions qu'il entend reprendre ou modifier. Son site de campagne ne comporte aucun chantier consacré à la sécurité ou à la justice.

À vérifier avant toute reprise : la formule citée est le titre d'une vidéo de compte rendu, pas une transcription du discours. Distinction à conserver : le texte de 2025 porte son nom mais il l'a porté comme député, non comme candidat, et la version promulguée est amputée de ses dispositions sur la comparution immédiate, l'audience unique et l'excuse de minorité.

Sources : lyonmag.com/article/154267/presidenti... · attalpresident.fr/programme · Repère 2027

Éric Zemmour REC

Expulser les détenus et condamnés étrangers

Le détail · 17 septembre 2026

Ses positions documentées en 2026 sur la justice portent sur l'exécution des peines par les étrangers. En annonçant sa candidature le 17 septembre 2026, il propose d'expulser les détenus étrangers, qu'il évalue à 25 % de la population carcérale, ainsi que les étrangers condamnés purgeant leur peine hors de prison sous bracelet électronique ou en travaux d'intérêt général, le tout au titre de ce qu'il nomme la remigration. Son programme de 2022 comportait des peines planchers, la perpétuité réelle, 10 000 places de prison supplémentaires, 3 000 magistrats et 3 000 greffiers et une majorité pénale à 16 ans : aucun de ces points n'est documenté pour 2026, et nous ne les présentons pas comme ses positions actuelles.

Le site du parti est interdit à l'exploration automatisée et la rubrique « Discours » de son site personnel s'arrête au 8 septembre 2024.

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/e... · lcp.fr/actualites/presidentielle-2027... · Repère 2027

Marine Tondelier LE

Moyens pour la justice, contrôle de la police, prison humanisée

Le détail · juillet 2026 pour le programme, 11 juin 2026 pour la justice criminelle

Le programme « Projet 2027 » des Écologistes consacre son chapitre « Défendre l'état de droit » à ces sujets, avec des mesures intitulées « Refonder une police républicaine », « Consacrer des moyens suffisants à la Justice », « Apaiser par la justice du quotidien », « Humaniser la prison », « Lutter contre les terrorismes » et « Lutter contre le narcotrafic ». Le mouvement a demandé le 11 juin 2026 le retrait du projet de loi « justice criminelle », en s'opposant au plaider-coupable criminel et à la suppression des jurés populaires en appel, et en relevant que la France compte environ 3 procureurs et 11 juges pour 100 000 habitants contre une moyenne européenne de 12 procureurs et deux fois plus de juges. Sa fiche sur le narcotrafic demande davantage de magistrats spécialisés et d'effectifs de police judiciaire, et l'augmentation des saisies d'avoirs criminels. Elle s'est déclarée favorable au récépissé de contrôle d'identité et à une modification de la loi de 2017 sur l'usage des armes par les policiers.

Nous publions les intitulés des mesures du programme, qui sont attestés, mais pas leur contenu détaillé : le document n'a pas pu être lu au-delà de ses premières pages. Attention à un piège : les chapitres en ligne sur le site du parti appartiennent au programme de 2022 et non au Projet 2027 — nous ne les avons pas repris ici.

Sources : lesecologistes.fr/posts/2N81C8Qv54R2Z... · lesecologistes.fr/document/2OoKnZ2EdQ... · Repère 2027

Nicolas Dupont-Aignan DLF

40 000 places, peines planchers ciblées, majorité pénale à 16 ans

Le détail · 10 juin 2026 pour le volet justice, 16 février 2026 pour le volet sécurité

Il propose de porter le parc pénitentiaire à 40 000 places avec 20 000 surveillants, de rattacher l'administration pénitentiaire au ministère de l'Intérieur, et de créer un établissement de haute sécurité de 600 places en Guyane pour les personnes condamnées pour terrorisme et les chefs de réseaux de drogue. Il propose une perpétuité réelle non modifiable, le mandat de dépôt à l'audience comme règle, l'abrogation de la loi du 23 mars 2019 dispensant d'incarcération les peines fermes de moins d'un an, des peines planchers pour les agressions contre les policiers, gendarmes, pompiers, enseignants et soignants, une peine minimale de dix ans incompressible pour détention d'armes de guerre liée au terrorisme ou au narcotrafic, et un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour le meurtre d'enfants. Il propose d'abroger l'ordonnance de 1945, d'abaisser la majorité pénale à 16 ans et de suspendre les aides sociales aux familles de mineurs délinquants. Il annonce un budget de la justice porté de 10,1 à 15 milliards d'euros, le rétablissement de la cour d'assises avec jurys populaires systématiques, 10 000 policiers et gendarmes nets en cinq ans, 10 000 douaniers et policiers aux frontières, et une présomption de légitime défense pour le policier ayant fait usage de son arme.

Il s'agit du projet du parti qu'il préside. Les montants cités sont les siens.

Sources : debout-la-france.fr/projet/justice/ · debout-la-france.fr/projet/ · Repère 2027

Fabien Roussel PCF

Aucune position publiée pour 2027 à ce jour

Ce qui a été vérifié

La page d'accueil du Parti communiste, consultée le 14 octobre 2026, ne comporte aucune page, aucun communiqué ni aucune proposition sur la sécurité, la police, les prisons, le narcotrafic ou la délinquance ; ses contenus les plus récents portent sur TotalEnergies, la Palestine et les cahiers de doléances dans les lycées. La page du programme en 180 propositions a renvoyé une erreur et n'a pas pu être lue : c'est la principale lacune sur ce candidat, et elle est technique. Une page « Loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles » existe, sans date affichée et sans rattachement explicite à sa candidature.

Sources : pcf.fr/ · Repère 2027

Dominique de Villepin LFH

Aucune position publiée sur ce thème à ce jour

Ce qui a été vérifié

Sa page « Projet France 2027 » présente huit chantiers — éducation, fiscalité, écologie, agriculture, intelligence artificielle, culture, institutions, Europe — dont aucun ne porte sur la sécurité, la justice, la police, les prisons, les peines, le narcotrafic ou les mineurs. Ses chroniques datées s'échelonnent du 26 février au 1er septembre 2026 ; celle intitulée « Le chemin gaulliste » évoque l'État de droit en introduction, sans proposition.

Sources : lafrancehumaniste.fr/france2027.html · Repère 2027

Nathalie Arthaud LO

Dénonce la répression, sans proposition publiée

Le détail · 4 octobre 2026 pour la citation, 26 septembre 2026 pour le discours

Elle n'avance aucune proposition sur les peines, les prisons, les effectifs, la justice des mineurs, le narcotrafic ou l'organisation judiciaire. Elle exprime en revanche des positions de dénonciation : elle qualifie la violence employée lors des mobilisations de politique gouvernementale destinée à les étouffer, et met en cause dans son discours de meeting du 26 septembre 2026 la présence du racisme dans la police. Ses interventions de 2026 sur ces thèmes portent sur la répression des mobilisations lycéennes et sur la peine de mort aux États-Unis.

« La violence est une politique du gouvernement pour étouffer une mobilisation »

La citation porte sur le maintien de l'ordre, non sur une politique pénale.

Sources : lutte-ouvriere.org/portail/multimedia... · lutte-ouvriere.org/portail/brochures/... · Repère 2027

François Ruffin DEBOUT

Aucune proposition de sécurité ou de justice dans son programme publié

Ce qui a été vérifié

Le constat est récent et vérifiable : sa page programme a été mise à jour le 12 octobre 2026 et ne comporte aucune rubrique consacrée à la sécurité, à la police, aux prisons, aux peines, à la délinquance ou au narcotrafic. Ses six cahiers de campagne portent sur les travailleurs essentiels, la séparation de l'argent et de l'État, les loisirs, l'agriculture, le travaillisme écologique et le logement, et son unique plan d'action sur les centres de données. Le seul énoncé voisin figure dans son cahier sur la séparation de l'argent et de l'État — « Les garde-fous, judiciaires, médiatiques, sont affaiblis » — et c'est un constat, non une mesure.

Sources : nouspresident.fr/notre-programme/ · Repère 2027

Natacha Polony SE

Centres éducatifs fermés effectifs et principe du casseur-payeur

Le détail · 14 octobre 2026

Interrogée sur la violence des jeunes, elle se déclare favorable à des centres éducatifs fermés réellement opérants, destinés à extraire de leur environnement des mineurs déjà engagés dans la délinquance, et défend le principe du casseur-payeur : ceux qui commettent des dégradations ou des violences doivent être punis et payer. Elle renvoie par ailleurs les parents, l'institution scolaire et les responsables politiques à leurs responsabilités. Nous n'avons trouvé aucune proposition sur les effectifs de police, la justice, les prisons, le narcotrafic ou le renseignement.

« Je suis pour des centres éducatifs fermés qui fonctionnent réellement »

Entretien à Sud Radio diffusé autour des 6 et 7 octobre 2026, publié en article le 14 octobre et repris le 7 octobre sur son propre site.

Sources : sudradio.fr/sud-radio/no-future-et-ir... · npolony.fr/videos?v=aW1_AxCQSvI · Repère 2027

6 / 8

Écologie et énergie

Marine Le Pen RN

Moratoire sur les renouvelables, plus de nucléaire, programme à venir

Le détail · 6 octobre 2026 pour le contre-budget, 9 février 2026 pour le décret

Elle propose un moratoire suspendant tous les nouveaux projets d'énergies renouvelables et la fin des subventions à ces énergies, que son parti chiffre à plus de 5 milliards d'euros de recettes dès la première année, et de les remplacer par davantage de nucléaire, d'hydraulique ou de géothermie. Elle prévoit la suppression de MaPrimeRénov', intégrée dans un plan « 100 % rénov' » couvrant l'isolation et la climatisation, et 3,4 milliards d'euros d'économies sur les opérateurs de l'État — dont l'Office français de la biodiversité, les agences de l'eau et l'Ademe —, dont les missions reviendraient au gouvernement. Elle propose une taxe carbone appliquée aux États membres de l'Union européenne selon l'intensité carbone de leur économie, et le maintien d'un malus automobile remodelé pour favoriser la production française. Elle a qualifié de « faute lourde » l'adoption de la programmation énergétique par décret.

« Je ne laisserais pas l'écologie aux forces politiques climato-hypocrites »

Son programme écologique est annoncé mais non publié. Le compte rendu le plus détaillé du volet écologique de son contre-budget émane d'un média écologiste, donc d'une partie prenante du débat : nous l'avons recoupé avec une agence de presse.

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/p... · publicsenat.fr/actualites/politique/1... · Repère 2027

Jean-Luc Mélenchon LFI

Programme en réécriture ; sortie du nucléaire dans l'édition 2025

Le détail · programme annoncé pour le 6 novembre 2026 ; tribune du 3 juillet 2026

Son programme est en cours de réactualisation : son site de campagne annonce une nouvelle édition de 1 069 mesures disponible le 6 novembre 2026. L'édition de référence reste celle de 2025, dont le livret consacré à l'énergie est intitulé « 100 % renouvelable : sortir des énergies fossiles et du nucléaire ». Sur la méthode, sa formation défend une planification écologique, et une tribune publiée le 3 juillet 2026 par des responsables et des personnalités proches propose de remplacer les régions actuelles par des « éco-régions » délimitées selon des critères écologiques — bassins versants, massifs montagneux ou forestiers —, chargées de dépolluer l'air, l'eau et les sols, de reméandrer les cours d'eau et de désimperméabiliser les sols.

Nous n'avons trouvé aucune prise de position personnelle de sa part sur l'énergie en 2026, et nous n'avons pas pu ouvrir le livret énergie de son programme. Une information selon laquelle son mouvement aurait reporté la sortie du nucléaire à 2060 circule : nous n'avons pas pu la vérifier et ne la publions pas. Cette fiche sera reprise à la parution du programme.

Sources : melenchon2027.fr/programme/decouvrir/ · lafranceinsoumise.fr/2026/07/03/ · Repère 2027

Édouard Philippe HOR

« Sécurité climatique » : adaptation, nucléaire et renouvelables

Le détail · 17 septembre 2026

Il propose de doter la France d'une « politique de sécurité climatique », présentée le 17 septembre 2026 lors d'un déplacement dans un verger du Maine-et-Loire. Il traite le dérèglement climatique comme un enjeu de protection de la population et annonce un renforcement de la sécurité civile et des moyens des pompiers, ainsi que la création d'un « Canadair français ». Il défend à la fois le nucléaire et les énergies renouvelables, et situe sa démarche entre le « déni » du Rassemblement national et le « dogme » de La France insoumise. Son site de campagne ne comporte aucune rubrique consacrée à l'écologie, au climat ou à l'énergie : ses quatre priorités affichées portent sur la sécurité, l'enfance, la prospérité et la conquête.

« La France doit donc se doter d'une véritable politique de sécurité climatique »

Sources : edouardphilippe.fr/priorites · Repère 2027

Raphaël Glucksmann PP

Sortie des fossiles, renouvelables et nouveau nucléaire, non chiffrés

Le détail · 26 août 2026 pour la citation ; plan annoncé après sa victoire à la primaire du 11 octobre 2026

Il annonce des « cent jours de la révolution écologique » dès le début d'un mandat, avec pour priorité la sortie du gaz et du pétrole, et a confié la préparation de ce plan à Yannick Jadot. Il défend à la fois les énergies renouvelables et la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, sans en chiffrer le nombre : un désaccord public avec Yannick Jadot est apparu sur ce point le 25 août 2026. Il lie la transition à la réindustrialisation, à la production française de panneaux photovoltaïques et à la réduction des dépendances énergétiques, notamment vis-à-vis de la Chine. Sur l'adaptation, il propose d'adapter écoles et logements aux fortes chaleurs, de protéger les travailleurs et de mieux partager l'eau. Le coût de son plan n'est pas chiffré.

« L'Europe est cruciale pour mener à bien la transformation écologique »

Sources : place-publique.eu/pages/69jA2SKIG5udl... · lcp.fr/actualites/primaire-socialiste... · Repère 2027

David Lisnard NE

Nucléaire, objectifs sans contrainte de moyens, zéro artificialisation rejeté

Le détail · novembre 2025 à avril 2026

Il défend une écologie dans laquelle l'État fixe des objectifs environnementaux sans imposer les moyens de les atteindre, ce qu'il nomme « neutralité scientifique ». Il soutient une énergie abondante, décarbonée et compétitive adossée au nucléaire, juge incohérent de faire coexister nucléaire et production intermittente parce que celle-ci oblige à moduler les centrales, et qualifie de faute la fermeture de Fessenheim. Il juge le zéro artificialisation nette inapplicable pour les communes et critique les règles qui empêchent la réutilisation des eaux usées traitées. Il était cosignataire, en août 2025, d'une tribune demandant au gouvernement de renoncer à adopter la programmation énergétique par décret.

« une véritable usine à gaz »

Aucun chiffrage et aucun nombre de réacteurs n'ont été publiés pour 2027.

Sources : unenouvelleenergie.fr/notre-programme... · Repère 2027

Bruno Retailleau LR

Priorité au nucléaire, fin des subventions à l'éolien et au solaire

Le détail · 2-3 juillet 2025 pour les subventions, 23 juin 2026 pour le nucléaire, 9 août 2026 pour l'adaptation

Il propose de donner la priorité au nucléaire : prolongement maximal du parc existant, six EPR2 et réacteurs de quatrième génération. Il juge l'éolien et le photovoltaïque arrivés à maturité et demande l'arrêt de leur financement par subventions publiques, position formulée dans une tribune cosignée publiée par Le Figaro les 2-3 juillet 2025 et réaffirmée au colloque de l'Union française de l'électricité le 23 juin 2026. Dans une tribune du 9 août 2026, il défend une écologie « d'adaptation » qu'il oppose à une écologie « punitive », reposant sur l'investissement, l'innovation et la production d'énergie décarbonée : stockage de l'eau d'hiver pour l'irrigation estivale, équipement des écoles et des hôpitaux en systèmes de rafraîchissement.

Sa position sur les subventions a été contestée à l'intérieur même de son camp : Gabriel Attal y a vu un « contresens historique et scientifique » et la ministre de l'Énergie d'alors l'a jugée « irresponsable ».

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/f... · Repère 2027

Gabriel Attal RE

Tripler le rythme de baisse des émissions, sans mesures chiffrées

Le détail · page non datée, entre avril et octobre 2026

Il fait de la résorption de la « dette écologique » l'une des deux dettes à résorber de son programme, aux côtés de la dette de l'État. Il fixe comme objectif de tripler le rythme annuel de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en le portant de 1,8 % à 5 % par an d'ici 2030. Il annonce une rénovation thermique massive, un développement massif de l'électrique et une industrie décarbonée, sans chiffre ni échéance associés à ces trois mesures. Il défend le nucléaire.

« tripler notre rythme annuel de réduction des émissions »

Les chiffres de dépendance aux fossiles que cite cette page sont les siens et n'ont pas été recoupés auprès d'une source officielle.

Sources : attalpresident.fr/programme · Repère 2027

Éric Zemmour REC

Six EPR en 2035, quatorze en 2045

Le détail · 13 septembre 2026

Lors de son discours de rentrée du 13 septembre 2026 à Port-Marly, qui clôturait la cinquième université d'été de son parti, il a réaffirmé la priorité au nucléaire au nom de la souveraineté énergétique et annoncé six nouveaux EPR d'ici 2035 et quatorze d'ici 2045. Il a promis que l'électricité française « cessera d'être bradée », sans préciser de mécanisme. Son site personnel est toujours celui de la campagne de 2022 : ses cinq priorités affichées sont l'identité, l'instruction, les impôts, l'industrie et l'indépendance, et aucune ne traite de l'énergie ni du climat. Sa position de 2022 était l'arrêt des nouveaux projets éoliens.

« cessera d'être bradée »

Sources : europe1.fr/politique/presidentielle-2... · Repère 2027

Marine Tondelier LE

100 % renouvelable, pas de relance du nucléaire, objectifs régionalisés

Le détail · 23 et 24 juin 2026

Elle propose un basculement progressif vers un mix énergétique 100 % renouvelable, sans échéance publiée, et rejette une relance du nucléaire qu'elle juge trop coûteuse et trop lente au regard des objectifs climatiques. Elle place la sobriété et l'efficacité énergétique en priorité et présente le stockage comme un pilier de la résilience d'un système sans socle nucléaire. Pour le financement, elle propose un prêt à taux zéro de la Caisse des dépôts couvrant jusqu'à 60 % du coût des nouveaux projets renouvelables. Elle propose des objectifs régionalisés — solaire, éolien en mer et biométhane selon les ressources locales —, des objectifs annuels de capacités nouvelles et de stockage, la reconstruction d'une industrie européenne des renouvelables et un cadre pour 10 000 communautés énergétiques citoyennes.

« Le 100 % renouvelable, c'est possible »

Sources : lesecologistes.fr/ · Repère 2027

Nicolas Dupont-Aignan DLF

Supprimer les ZFE et l'interdiction des thermiques en 2035

Le détail · 16 février 2026 pour les mesures, octobre 2025 pour le volet énergie

Il propose d'acter la suppression définitive des zones à faibles émissions, qu'il présente comme excluant environ 70 % des conducteurs des grandes villes, et de supprimer l'interdiction des véhicules thermiques à horizon 2035 imposée par l'Union européenne. Il propose un retour aux 90 km/h sur les routes départementales, la suppression de la taxe sur les véhicules de société produits en France et des droits de douane élevés sur les importations extra-européennes. Sur l'énergie, son parti propose d'abandonner l'objectif de 50 % de nucléaire en 2035 et de maintenir le nucléaire à 70 % au minimum de la production d'électricité, avec des réacteurs de quatrième génération et une filière thorium. Il propose de doubler MaPrimeRénov', de 3 à 6 milliards d'euros.

« Acter la suppression définitive des Zones à Faibles Émissions. »

Sources : debout-la-france.fr/projet/ · Repère 2027

Fabien Roussel PCF

Doubler l'électricité, nouveaux EPR, nationaliser Total et Engie

Le détail · 23 juin 2026 pour le colloque, 24 septembre 2026 pour TotalEnergies

Au colloque de l'Union française de l'électricité du 23 juin 2026, il a fixé comme objectif de presque doubler la production d'électricité d'ici 2050, avec de nouveaux EPR et davantage de photovoltaïque, d'éolien et d'hydraulique, en insistant sur le caractère pilotable du nucléaire. Son parti propose la nationalisation de TotalEnergies et d'Engie aux côtés d'EDF pour constituer un service public de l'énergie, avec indemnisation des salariés et des petits actionnaires au cours du marché et remboursement des grands actionnaires par des obligations d'État non cessibles sur trente ans, et présente l'accès à l'énergie à un « prix juste » comme un droit fondamental. Le 24 septembre 2026, il a interpellé publiquement TotalEnergies sur ses bénéfices du premier semestre.

La page de campagne du Parti communiste sur la nationalisation n'est pas datée.

Sources : pcf.fr/ · Repère 2027

Dominique de Villepin LFH

Prix du carbone rendu aux ménages, planification de long terme

Le détail · 28 juin 2026

Dans une chronique publiée le 28 juin 2026 sur le site de son mouvement, il propose de rétablir un juste prix du carbone intégralement rendu aux ménages, une taxe carbone et un plan massif d'atténuation et d'adaptation. Il demande que la puissance publique planifie l'électrification des usages avec des moyens pluriannuels, et une planification de long terme reliant budget pluriannuel, planification énergétique et planification écologique, soustraite aux alternances politiques. Il fait de la commune l'échelle d'exécution : l'État fixe les objectifs et délègue les moyens. Sur l'adaptation, il propose de stocker, économiser et partager l'eau, de transformer l'agriculture et de protéger les sols de l'artificialisation et de l'érosion.

« rétablir un juste prix du carbone, intégralement rendu aux ménages »

Il ne prend pas position sur l'avenir du nucléaire dans cette chronique, où il le cite seulement comme une réalisation du XXe siècle.

Sources : lafrancehumaniste.fr/ · Repère 2027

Nathalie Arthaud LO

Réquisition des profits pétroliers, aucune position sur le mix

Le détail · 26 septembre 2026

Dans son discours de meeting du 26 septembre 2026, elle lie la crise climatique aux guerres et aux conflits sociaux, et affirme que la transition écologique ne peut passer par la planification sans l'expropriation de la bourgeoisie. Elle décrit comme conséquences de l'été des hôpitaux non climatisés, des écoles invivables et des centrales nucléaires mises à l'arrêt, sans prendre position sur le nucléaire, et déplore que la rénovation thermique des logements ne trouve pas de solution. Elle critique les projets de centres de données au motif que l'énergie et l'eau nécessaires ne sont pas garanties, défend l'idée de forcer TotalEnergies à vendre son carburant à prix coûtant et réclame la réquisition des profits des compagnies pétrolières.

Sources : lutte-ouvriere.org/portail/brochures/... · Repère 2027

François Ruffin DEBOUT

Rénovation massive, nucléaire prolongé et étendu, sortie des fossiles

Le détail · 9 septembre 2026

Son cahier de campagne consacré au « travaillisme écologique » propose une loi sur l'adaptation du travail aux vagues de chaleur à soumettre au Parlement avant l'été 2027, avec extension du chômage technique pour canicule et arrêt de travail obligatoire au-delà de seuils de température, des « sanctuaires de fraîcheur » publics et l'installation gratuite de protections chez les ménages les plus fragiles. Il propose de multiplier par quatre le budget de l'État dédié à la rénovation thermique, pour atteindre progressivement 800 000 rénovations d'ampleur par an, et porte l'effort à 15 milliards d'euros par an pour le logement. Sur l'énergie, il propose de prolonger les centrales existantes tant que l'Autorité de sûreté nucléaire valide leur sûreté, de poursuivre les six EPR2 et de décider de huit réacteurs supplémentaires, d'investir dans l'hydroélectricité, de poursuivre l'éolien et de relocaliser la production d'éoliennes. Il propose un leasing social pour trois millions de petites voitures électriques produites en France.

« sanctuaires de fraîcheur »

Sources : nouspresident.fr/notre-programme/ · Repère 2027

Natacha Polony SE

Maintenir les normes environnementales et les imposer aux importations

Le détail · 14 octobre 2026

Elle refuse de revenir sur les normes environnementales et veut au contraire les appliquer aux produits importés, par des clauses miroirs, une traçabilité obligatoire dans les plats préparés et, si nécessaire, des contrôles renforcés aux frontières. Elle demande une planification publique de la gestion de l'eau — lutte contre le gaspillage, récupération des eaux grises, irrigation raisonnée — au nom de la résilience climatique. Elle veut relancer l'agroécologie en sortant d'un modèle qu'elle juge uniquement productiviste, et qualifie de ligne rouge toute renationalisation de la politique agricole commune. Elle cite la souveraineté énergétique dans sa déclaration sans préciser aucun moyen : nous n'avons trouvé aucune position datée sur le mix électrique, le nucléaire, la trajectoire climatique ou les renouvelables.

Sources : pleinchamp.com/actualite/natacha-polo... · npolony.fr/videos?v=tQ45aZtNEHk · Repère 2027

7 / 8

Europe et défense

Marine Le Pen RN

Dissuasion strictement nationale, aide à l'Ukraine fortement réduite

Le détail · 24 septembre 2026

Elle rejette tout partage de la dissuasion nucléaire française avec d'autres pays européens et qualifie l'initiative de « dissuasion avancée » du président de la République de communication. Elle maintient l'objectif d'un retrait du commandement intégré de l'OTAN à terme, mais exclut une sortie tant qu'il existe une guerre aux portes de l'Europe. Elle estime que la France n'a plus les moyens de subventionner Kyiv, tout en plaidant pour le maintien de la formation des troupes ukrainiennes et d'un appui en équipements. Sur le budget européen, elle propose une réduction immédiate de la contribution française de 11,1 milliards d'euros par an.

Sources : lcp.fr/actualites/budget-2027-qu-est-... · Repère 2027

Jean-Luc Mélenchon LFI

Sortie de l'OTAN, non-alignement coopératif, négociations avec Moscou

Le détail · 27 juin 2026

Le 27 juin 2026, lors d'un colloque, il déclare qu'il ne peut pas être question que la France reste membre de l'OTAN et refuse la participation française à de nouvelles coalitions militaires en Indo-Pacifique. Il qualifie sa doctrine de « non-alignement coopératif », appelle à une « ONU renouvelée » et critique « la diplomatie des clubs fermés ». Il soutient l'ouverture de négociations avec Moscou dès que les forces russes commencent à se retirer, pour obtenir des garanties mutuelles, et n'exclut pas des modifications de frontières sous réserve de l'accord des populations concernées. Il se dit favorable au maintien d'accords de défense entre États membres de l'Union européenne et à une coopération renforcée avec la Chine.

« Il ne peut pas être question de rester membre de l'Otan. »

Sources : melenchon2027.fr/programme/decouvrir/ · Repère 2027

Édouard Philippe HOR

Massification des armées, Ukraine dans l'OTAN, troupes après la paix

Le détail · 26 mai 2026 pour le déplacement à Kyiv ; propositions du site consultées le 14 octobre 2026

Son site de campagne propose de porter le nombre de réservistes de 45 000 à 250 000 et le service militaire volontaire de 3 000 à 50 000 places par an, de massifier la production et l'achat de drones tactiques, de lancer un « grand plan munitions » dépassant l'objectif de 100 000 obus par an, de renforcer la flotte navale et d'engager une nouvelle loi de programmation militaire « de la massification ». À Kyiv, le 26 mai 2026, il s'est engagé pour l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN, qu'il présente comme la meilleure garantie de sécurité du pays, et s'est prononcé pour un déploiement de troupes européennes en Ukraine après la paix afin de dissuader la Russie.

Un objectif de 3 % du PIB pour la défense lui est attribué par une note d'analystes financiers, sans calendrier : nous ne la reprenons pas comme une position du candidat.

Sources : edouardphilippe.fr/priorites/pour-une... · Repère 2027

Raphaël Glucksmann PP

Ukraine comme intérêt vital, avoirs russes saisis, France socle européen

Le détail · 6 octobre 2026

Il présente l'aide à l'Ukraine comme un intérêt vital européen, propose un bouclier anti-aérien et la saisie de plus de 210 milliards d'euros d'avoirs russes gelés en Europe, et rejette tout rapprochement avec Moscou. Il décrit la France comme le seul pays européen doté d'une dissuasion autonome et d'une industrie de défense réellement souveraine, et veut qu'elle soit le socle d'une future puissance européenne indépendante. Il range parmi ses chantiers européens l'achèvement de « la réunification du continent ». Son mouvement demande par ailleurs la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, des sanctions contre les acteurs de la colonisation illégale et une action diplomatique pour la reconnaissance de l'État de Palestine.

« Vouloir renouer avec Poutine relève au mieux de l'illusion, au pire de la trahison. »

Sources : place-publique.eu/pages/69jA2SKIG5udl... · lcp.fr/actualites/primaire-socialiste... · Repère 2027

David Lisnard NE

Traité révisant les compétences européennes, référendum d'arbitrage

Le détail · pages consultées le 14 octobre 2026, non datées

Le programme de son mouvement propose de négocier un traité révisant la répartition des compétences entre institutions européennes, de renforcer le Conseil européen et le Parlement face à la Commission, à la Cour de justice et à la Banque centrale européenne, et d'ouvrir la possibilité, en cas de blocage lié à des règles supranationales, de demander aux citoyens d'arbitrer par référendum. Il propose de conditionner les transferts de cohésion au respect de l'État de droit et des règles anticorruption, de constituer des coalitions volontaires d'États membres sur des programmes concrets — espace, numérique, énergie décarbonée, recherche médicale — et de redéfinir les compétences au nom de la subsidiarité. Le texte écarte explicitement le fédéralisme.

Sources : unenouvelleenergie.fr/notre-programme/ · Repère 2027

Bruno Retailleau LR

Réduire par négociation la contribution française au budget européen

Le détail · 14 octobre 2026

Il juge anormal que la France verse à l'Union européenne davantage qu'elle n'en reçoit et veut négocier une réduction de sa contribution, sans chiffrer la baisse. Il propose de réduire les fonds structurels versés aux régions ayant déjà rattrapé leur retard économique, et de faire compter les dépenses françaises de défense et de dissuasion nucléaire dans le calcul de la contribution, au motif qu'elles bénéficient à la sécurité de tout le continent. Il déclare vouloir obtenir ces ajustements par la négociation diplomatique et non par des mesures unilatérales, et se dit attaché au projet européen.

La source ne contient aucune citation directe du candidat et ne précise pas la date du forum où ces propos ont été tenus.

Sources : republicains.fr · Repère 2027

Gabriel Attal RE

« États-Unis d'Europe » à huit ou dix, soutien ferme à l'Ukraine

Le détail · 24 septembre 2026

Il propose de bâtir les « États-Unis d'Europe » avec un premier noyau de huit à dix pays volontaires, sans État unique ni transfert des compétences régaliennes, qui resteraient aux États. Il vise une fusion économique, technologique et écologique : marchés de capitaux, fiscalité et droit du travail rapprochés entre pays volontaires. Il plaide pour la poursuite du soutien à l'Ukraine, en faisant valoir qu'une défaite ukrainienne aurait des effets directs sur la sécurité, les migrations et le prix des matières premières agricoles, et propose de saisir les avoirs russes gelés pour financer l'effort ukrainien et la reconstruction.

« Face aux puissances américaine, chinoise et russe, je suis convaincu que les États-Unis d'Europe sont notre chance. »

Sources : attalpresident.fr/programme · Repère 2027

Éric Zemmour REC

Aucune position datée de 2026 publiée sur ce thème

Ce qui a été vérifié

Son site énonce cinq priorités, dont « Indépendance » : l'indépendance doit, selon ce texte, redevenir le fil directeur de la politique étrangère et de défense, ce qui impliquerait de refuser « le gouvernement des juges et des institutions supranationales ». Cette page n'est pas datée, l'Europe et l'Union européenne n'y sont pas nommées, et l'Ukraine, l'OTAN et l'armée en sont absentes. Aucune proposition chiffrée, aucun calendrier, aucune position datée de 2025 ou 2026 n'a été trouvée sur ce thème.

Sources : ericzemmour.fr · Repère 2027

Marine Tondelier LE

Soutien à l'Ukraine et au projet européen, sans proposition de 2026

Le détail · 21 août 2026 pour la mention, 10 juin 2024 pour le document de parti

Dans son discours des Journées d'été publié le 21 août 2026, la seule mention de ce thème sert un argument sur le climat : elle rappelle que lorsque la Russie a envahi l'Ukraine, la France et l'Europe ont su réagir, et plaide pour que le climat soit traité avec la même détermination, puisque « on ne demande pas d'abord combien coûte sa défense ». Le document de son parti « 10 piliers des Écologistes pour changer la vie », de juin 2024, affirme le soutien au projet européen et une ambition commune incluant la défense, le soutien indéfectible à l'Ukraine face à l'invasion russe, et demande la pression sur le gouvernement israélien pour mettre fin à la guerre à Gaza, avec la reconnaissance de l'État de Palestine, un embargo sur les armes et des sanctions.

« Quand Vladimir Poutine a envahi l'Ukraine, notre pays et l'Europe ont su réagir. »

Elle n'a publié, dans nos relevés, aucune proposition de défense ou de politique étrangère pour 2027 : les éléments ci-dessus viennent d'un document de parti de 2024 et d'une mention incidente.

Sources : lesecologistes.fr/ · Repère 2027

Nicolas Dupont-Aignan DLF

Référendum sur l'Union, sortie du commandement intégré, 2,5 % du PIB

Le détail · 9 octobre 2026 pour la citation ; pages de programme modifiées entre février et octobre 2026

Le programme de son parti propose d'organiser un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne, la France quittant l'Union si le peuple l'accepte, de rétablir la primauté du droit national sur le droit européen, de sortir de l'espace Schengen et du marché européen de l'électricité, de refuser l'accord entre l'Union et le Mercosur, et de supprimer la contribution nette de la France au budget de l'Union, que le parti évalue à 10 milliards d'euros, pour la réaffecter à l'agriculture, à la santé et au pouvoir d'achat. Sur la défense, il propose de porter le budget à 2,5 % du PIB, de sortir du commandement militaire intégré de l'OTAN, de renforcer la dissuasion et de passer de 15 à 20 frégates de premier rang.

« enfin libérés des normes délirantes et du libre-échange déloyal imposé par l'Union européenne »

Sources : debout-la-france.fr/projet/ · Repère 2027

Fabien Roussel PCF

Sortie de l'OTAN, force d'interposition ONU, stop à l'économie de guerre

Le détail · 10 janvier 2026 et 16 septembre 2026

Dans son rapport introductif au Conseil national de son parti du 10 janvier 2026, il écrit que la France ne peut plus et ne doit plus participer à l'OTAN ni à son commandement militaire, dénonce une guerre par procuration contre la Russie alimentée par les États-Unis, et un alignement présidentiel sur les volontés américaines. Il propose une « coalition des volontaires pour la paix » chargée d'aller dialoguer avec Vladimir Poutine, ainsi qu'une force d'interposition sous l'égide de l'ONU, et exprime son opposition totale à l'envoi de troupes au sol sans mandat de l'ONU, qu'il veut soumettre à un débat et à un vote au Parlement. Le 16 septembre 2026, il déclare qu'il faut mettre un terme à l'économie de guerre et au surarmement de la France et de l'Union européenne.

« mettre un stop sur l'économie de guerre, sur le surarmement de la France »

Sources : pcf.fr/ · Repère 2027

Dominique de Villepin LFH

Conseil de sécurité européen, pause sur l'élargissement, Helsinki II

Le détail · 6 mars 2026

Dans son manifeste « Le moment européen », il propose un « Conseil de sécurité européen » réunissant cinq grands pays avec une voix prépondérante, et un projet de sécurité à construire « dans l'OTAN, mais viable sans l'OTAN », en mettant en garde contre une Alliance transformée en police globale. Il appelle à la coexistence pacifique avec la Russie et à un nouveau traité de Helsinki, anticipe pour l'Ukraine un cessez-le-feu amélioré voire une paix armée, et évoque un statut d'association renforcé comme alternative à l'adhésion. Il demande une pause sur les élargissements au-delà des engagements déjà pris, en réservant le cas ukrainien, et veut réformer les droits de vote européens.

« Il faut produire un projet de sécurité dans l'OTAN, mais viable sans l'OTAN. »

Sources : lafrancehumaniste.fr/france2027.html · Repère 2027

Nathalie Arthaud LO

Opposition au réarmement et internationalisme, sans mesure chiffrée

Le détail · 14 février 2026 et 26 septembre 2026

Dans ses deux discours de meeting de 2026, elle s'oppose au mouvement de réarmement sans avancer de mesure de politique étrangère ou de défense. Elle critique les appels à augmenter les budgets militaires même au prix d'une hausse de la dette, l'idée de construire une armée européenne et de rétablir le service militaire, et l'envoi de soldats en Ukraine. Elle décrit une militarisation de la société — lycées servant de bases de recrutement, usines automobiles reconverties — et rappelle que le budget de l'armée était de 32 milliards d'euros en 2017. Elle décrit l'Union européenne comme une union d'égoïsmes nationaux dotée de vingt-sept armées, vingt-sept politiques étrangères et vingt-sept politiques commerciales.

« Au nationalisme, il faut opposer l'internationalisme des travailleurs. »

Sources : lutte-ouvriere.org/portail/brochures/... · Repère 2027

François Ruffin DEBOUT

Aucune proposition publiée sur ce thème à ce jour

Ce qui a été vérifié

Son site de campagne ne comporte aucune proposition sur la défense, l'armée, l'Europe, l'Union européenne, l'Ukraine, l'OTAN, la politique étrangère ou la Palestine : les mots « Europe », « Ukraine », « OTAN » et « Palestine » n'y figurent pas. Ses six cahiers de campagne portent sur le statut des travailleurs essentiels, la séparation de l'argent et de l'État, le temps des loisirs, l'exception agricole française, le travaillisme écologique et le logement.

Sources : nouspresident.fr/notre-programme/ · Repère 2027

Natacha Polony SE

Préférence européenne dans les marchés de défense, refus de l'alignement

Le détail · 14 octobre 2026

Le jour de sa déclaration, elle réclame une préférence européenne dans les marchés publics de défense et critique l'abandon du projet d'avion de combat franco-allemand. Elle reproche à l'exécutif de vouloir être le bon élève de l'Europe au prix d'intérêts nationaux qu'elle juge vitaux. Sa page de campagne décrit une France qui dialogue avec toutes les grandes puissances sans s'aligner sur aucune, qui œuvre pour la paix mais se prépare à se défendre, et qui consulte le peuple par référendum en respectant les résultats. Elle tient cette ligne de façon continue depuis le printemps 2026, notamment dans un débat contre le ministre des Affaires étrangères le 27 septembre. Nous n'avons trouvé aucune position datée sur une sortie de l'euro, une sortie de l'OTAN ou une renégociation formelle des traités.

Ligne exprimée de façon continue les 31 mai, 18 juin et 27 septembre 2026, et reprise dans sa déclaration de candidature.

Sources : euronews.com/2026/10/14/french-journa... · sudradio.fr/sud-radio/natacha-polony-... · natachapolony2027.fr/natacha-polony/ma-vision · Repère 2027

8 / 8

École et éducation

Marine Le Pen RN

Programme 2027 sur l'école non publié

Ce qui a été vérifié

Les seuls documents disponibles sont le projet présidentiel de son parti pour 2022 — priorité au français, aux mathématiques et à l'histoire au primaire, dédoublement des grandes sections et des CP à 20 élèves maximum, brevet transformé en examen d'orientation, retour à un baccalauréat national terminal, uniforme au primaire et au collège, suppression des instituts de formation, hausse des salaires de 3 % par an pendant cinq ans, suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme grave. La presse rapporte en 2026 qu'elle reprend une partie de ces propositions, mais aucun programme 2027 n'a été publié et nous n'avons pu vérifier aucune citation d'elle sur l'école datée de 2026. Nous ne présentons pas un texte de 2022 comme sa position d'aujourd'hui.

Sources : publicsenat.fr/ · Repère 2027

Jean-Luc Mélenchon LFI

19 élèves par classe, 160 000 recrutements, cantine gratuite

Le détail · fin août 2026

Il fixe un objectif de 19 élèves par classe en moyenne à la fin du quinquennat, qu'il chiffre à 160 000 recrutements d'enseignants. Il propose la gratuité de la cantine scolaire avec 100 % de produits biologiques ou issus de l'agriculture paysanne, et le renforcement de la lutte contre le harcèlement scolaire par la formation des personnels et la sensibilisation des élèves. Il n'a pas publié de programme présidentiel détaillé sur l'école et renvoie à son livre-programme. Il qualifie les projets d'Édouard Philippe et de Gabriel Attal de tentative de « dynamiter l'école publique ».

« dynamiter l'école publique »

Sources : publicsenat.fr/ · melenchon2027.fr/programme/decouvrir/ · Repère 2027

Édouard Philippe HOR

Autonomie des chefs d'établissement et hausse de 20 % des salaires

Le détail · 24 août 2026

Il propose de faire des chefs d'établissement les « véritables patrons de l'école », avec la liberté d'adapter les méthodes et les horaires, de fixer les règles de discipline, d'imposer l'uniforme, et de choisir et évaluer les enseignants ; la contrepartie est la publication des résultats des établissements. Il annonce une hausse de 20 % de la rémunération moyenne des enseignants sur le quinquennat, pour atteindre au moins la moyenne européenne, surtout en milieu de carrière, financée par la baisse attendue du nombre d'élèves. Il propose une « amende de responsabilisation scolaire », inspirée du Royaume-Uni, applicable par le maire sur proposition de l'équipe pédagogique aux parents d'élèves harceleurs ou perturbateurs. Il propose l'interdiction de l'intelligence artificielle avant le collège.

« Zéro IA avant le collège »

Sources : edouardphilippe.fr/priorites · publicsenat.fr/ · Repère 2027

Raphaël Glucksmann PP

Plan quinquennal, salaires enseignants de + 10 à + 25 %

Le détail · 23 août 2026 pour le plan, 30 août 2026 pour le chiffrage salarial

Il annonce un « plan de sauvetage de l'école publique » sur cinq ans, comprenant une hausse des salaires enseignants, la réduction des effectifs par classe au primaire et la rénovation du bâti scolaire. Sur les salaires, il propose une augmentation de 10 % pour tous les enseignants, puis une progression graduelle selon la carrière pouvant atteindre 25 % pour un enseignant du primaire en milieu de carrière, pour un coût qu'il évalue à près de 6 milliards d'euros. Il justifie ce plan par le constat que l'école française serait, selon l'OCDE, celle qui reproduit le plus les inégalités en Europe. Il propose par ailleurs de garantir à chaque enfant un séjour collectif.

« Cela me retourne les tripes de voir l'état de l'école publique »

Sources : publicsenat.fr/actualites/politique/f... · Repère 2027

David Lisnard NE

Chèque éducation, fin de la carte scolaire, autonomie

Le détail · 9 octobre 2026 pour la déclaration ; page de programme non datée

Son projet prévoit l'abrogation de la carte scolaire et la mise en place progressive d'un « chèque éducation », financement public équivalent que la famille utiliserait dans le public ou le privé. Les chefs d'établissement recruteraient leurs équipes, appliqueraient leurs méthodes et géreraient leur budget, en contrepartie d'une évaluation publique des résultats, et pourraient refuser les élèves qui nuisent au collectif. Le projet prévoit la mise en place progressive d'un corps unique d'enseignants contractuels recrutés sur concours national, une hausse de 20 % des rémunérations en cinq ans conditionnée à une réorganisation du métier, et un certificat de fin de primaire conditionnant l'entrée au collège.

« Apprendre à nos enfants la raison critique, à être indépendants, à maîtriser les algorithmes »

Sources : unenouvelleenergie.fr/notre-programme/ · Repère 2027

Bruno Retailleau LR

Examen d'entrée en sixième et 1 000 établissements libres

Le détail · 31 août 2026

Il a présenté le 31 août 2026 un plan « Refonder l'école » en quatre axes. Sur les enseignants, il propose de rapprocher les salaires de la moyenne européenne et de réformer les règles d'affectation et de progression de carrière, aujourd'hui fondées sur l'ancienneté. Sur les savoirs, il propose de rétablir un examen d'entrée en sixième, de développer les groupes de niveau, de créer des dispositifs de rattrapage pour les savoirs non acquis au primaire et de mettre fin au passage automatique d'une classe à l'autre. Sur l'organisation, il veut créer 1 000 établissements publics « libres », sur la base du volontariat, pouvant adapter leurs méthodes.

Erreur d'attribution à éviter : les formules frappantes rapportées par la presse à propos de ce plan — « Le professeur sait et l'élève apprend » — sont du sénateur chargé du projet éducation de son parti, pas de lui.

Sources : publicsenat.fr/ · Repère 2027

Gabriel Attal RE

Loi de programmation, certificat d'études, moins de vingt élèves

Le détail · 25 août 2026

Il propose de faire voter dès 2027 une loi de programmation pour l'école, pilotée par un ministre maintenu en poste cinq ans. Il veut ramener les classes du primaire sous 20 élèves en utilisant la baisse démographique, rétablir un certificat d'études conditionnant l'entrée en sixième avec une année passerelle pour les élèves qui n'ont pas le niveau, rendre le brevet obligatoire pour passer en seconde, généraliser les groupes de niveau en français et en mathématiques, fermer les 100 collèges concentrant le plus de difficultés scolaires et sociales en répartissant leurs élèves, et consacrer un quart du temps scolaire en quatrième et en troisième à des matières professionnelles et technologiques ou à un approfondissement.

« Le métier a été progressivement smicardisé »

Distinction à conserver : les groupes de niveau ont été lancés sous son ministère, et leur caractère obligatoire a été supprimé par décret en janvier 2026. Ses actes de ministre et ses propositions de candidat sont deux choses différentes.

Sources : attalpresident.fr/programme · Repère 2027

Éric Zemmour REC

Sélection à tous les niveaux, français et mathématiques renforcés

Le détail · 13 octobre 2026

Il a détaillé ses propositions sur l'école le 13 octobre 2026. Il propose de faire du français et des mathématiques les matières principales avec des horaires supérieurs, d'instaurer un examen à l'entrée en sixième et en seconde ainsi qu'un baccalauréat sélectif, et d'orienter davantage d'élèves vers les filières professionnelles dès la quatrième. Il propose de donner aux chefs d'établissement beaucoup plus d'autonomie, notamment pour sanctionner et choisir leurs professeurs, et de sanctionner et exclure les élèves violents, responsabilité qu'il attribue aux parents plutôt qu'à l'État. Ses positions de 2022 — grand ministère de l'instruction publique, blouse au primaire — ne sont pas reprises explicitement.

« remettre la sélection à tous les étages »

L'article d'origine n'a pas pu être ouvert directement depuis notre environnement : il a été lu via un agrégateur. À confirmer sur la source primaire.

Sources : lcp.fr/actualites/presidentielle-2027... · Repère 2027

Marine Tondelier LE

Classes à 19 élèves, salaires + 15 %, accompagnants revalorisés

Le détail · 2 septembre 2026

Elle propose de plafonner les effectifs à 19 élèves par classe en maternelle et en élémentaire d'ici 2032, et à 12 élèves en éducation prioritaire. Elle annonce une hausse des salaires enseignants de 15 % en cinq ans, en plus de l'inflation, et la création d'une filière de catégorie B pour les accompagnants d'élèves en situation de handicap. Elle propose de développer les apprentissages hors les murs, les classes de découverte et les sorties scolaires, et de transformer les établissements en « refuges climatiques », avec 2 milliards d'euros par an consacrés notamment à leur isolation. Elle érige l'école primaire en priorité.

Aucune citation textuelle d'elle sur ce thème n'a pu être vérifiée dans les sources que nous avons ouvertes.

Sources : publicsenat.fr/ · Repère 2027

Nicolas Dupont-Aignan DLF

Uniforme obligatoire, syllabique, français et mathématiques renforcés

Le détail · page modifiée le 12 octobre 2026 ; mesures non datées individuellement

Le projet de son parti sur l'instruction publique prévoit l'uniforme obligatoire, un niveau de langage minimum et le vouvoiement, le conditionnement du versement des allocations familiales à l'assiduité scolaire, une augmentation de 30 % des heures consacrées au français et aux mathématiques, le retour à la méthode syllabique d'apprentissage de la lecture et la suppression des enseignements pratiques interdisciplinaires. Il prévoit une hausse de 15 % des salaires nets des professeurs en quatre ans et une diminution significative de la part du contrôle continu pour l'obtention du baccalauréat. Le site indique que le programme est en cours d'actualisation pour 2027.

« Uniforme obligatoire, niveau de langage minimum et vouvoiement »

Sources : debout-la-france.fr/projet/ · Repère 2027

Fabien Roussel PCF

Budget à 80 milliards, 90 000 postes, salaires + 30 %

Le détail · programme du parti non daté ; 7 octobre 2026 pour l'initiative lycéenne

Le programme de son parti porte le budget de l'Éducation nationale à 80 milliards d'euros, soit une hausse de 45 %. Il prévoit 90 000 recrutements d'enseignants des premier et second degrés, 90 000 postes d'accompagnants d'élèves en situation de handicap et 15 000 enseignants-chercheurs, ainsi qu'une hausse des salaires enseignants de 30 %. Il fixe des plafonds d'effectifs de 15 élèves en toute petite section, 20 en maternelle et en primaire, 25 dans le secondaire et 12 au maximum en éducation prioritaire, et porte le temps scolaire à 27 heures hebdomadaires en maternelle et en élémentaire et 32 heures au collège. Il prévoit le repas à 1 euro dans toutes les cantines scolaires.

Ces mesures figurent dans le programme du parti, qui n'est pas daté. Aucune citation du candidat sur l'école n'a pu être vérifiée.

Sources : pcf.fr/ · Repère 2027

Dominique de Villepin LFH

Budget protégé, + 10 % de salaires, évaluations nationales annuelles

Le détail · 1er septembre 2026 et 2 octobre 2026

Dans sa chronique « Refonder l'école pour refaire société », il propose de protéger le budget de l'Éducation nationale hors pensions, revalorisé chaque année au moins au niveau de l'inflation puis maintenu en proportion du produit intérieur brut, avec un objectif d'au moins 20 % de dépense réelle supplémentaire par élève sur dix ans, et une revalorisation d'au moins 10 % pour l'ensemble des personnels scolaires. Il propose de créer un corps d'auxiliaires d'enseignement placés sous l'autorité d'un enseignant référent, d'instaurer des évaluations nationales annuelles en français, mathématiques et histoire du primaire au collège, de passer à une validation par niveaux de compétences et d'interdire effectivement les téléphones portables.

« C'est quand l'État est faible qu'il frappe fort »

Sources : lafrancehumaniste.fr/france2027.html · Repère 2027

Nathalie Arthaud LO

Soutien au mouvement lycéen, sans programme scolaire chiffré

Le détail · 12 octobre 2026

Elle ne présente pas de programme scolaire chiffré. Dans son éditorial du 12 octobre 2026, elle soutient la mobilisation lycéenne et étudiante et demande que l'argent public aille aux salaires, à l'emploi et à l'éducation plutôt qu'aux actionnaires. Elle qualifie de mesure d'affichage l'affectation d'enseignants remplaçants sans poste disponible, estimant que les rectorats sont chargés de répartir la pénurie de façon qu'elle se voie moins. Elle dénonce un « budget de guerre sociale » marqué par le non-remplacement d'un départ à la retraite sur trois dans la fonction publique.

« la révolte légitime de la jeunesse »

Sources : lutte-ouvriere.org/ · Repère 2027

François Ruffin DEBOUT

Aucune position sur l'école documentée à ce jour

Ce qui a été vérifié

Son site de campagne, mis à jour le 12 octobre 2026, présente six cahiers de campagne — travailleurs essentiels, séparation de l'argent et de l'État, temps des loisirs, agriculture, travaillisme écologique, logement — et un plan d'action sur les centres de données : aucun ne porte sur l'école. Sur son site personnel, la rubrique « On propose » ne contient sur ce thème que deux textes anciens, de 2018 et 2020, sur le statut des accompagnants d'élèves en situation de handicap et la reconnaissance des « métiers du lien ».

Sources : nouspresident.fr/notre-programme/ · Repère 2027

Natacha Polony SE

Basculer les financements du lycée vers le primaire, 20 à 30 % de hausse pour les enseignants

Le détail · 14 octobre 2026

C'est son thème le plus structuré. Elle veut faire basculer les financements du lycée vers l'école primaire, qu'elle juge décisive, en supprimant des options coûteuses au lycée. Elle propose une loi de programmation sur dix ans pour mettre fin à l'empilement des réformes, la fermeture des filières professionnelles tertiaires sans débouché, et une meilleure formation des enseignants assortie d'une hausse de salaires annoncée de 20 à 30 % en échange de la prise en compte de l'ensemble des missions éducatives dans le temps de travail. Elle veut que l'institution soutienne l'autorité des professeurs, aucun parent ne pouvant contester la décision d'un enseignant. Les montants sont des annonces de la candidate ; aucun coût budgétaire n'est fourni.

« Il faut fermer les filières qui ne débouchent sur rien »

Entretien à Sud Radio diffusé autour des 6 et 7 octobre 2026, publié le 14 octobre, et thème repris dans sa déclaration de candidature du même jour.

Sources : sudradio.fr/sud-radio/no-future-et-ir... · npolony.fr/videos?v=aW1_AxCQSvI · npolony.fr/videos?v=tQ45aZtNEHk · Repère 2027

Documents

Programmes publiés et sites de campagne

Le programme complet de chaque candidat est ajouté ici dès sa publication, avec sa date. Les sites de campagne sont ceux que les candidats ont ouverts.

CandidatProgramme completSite de campagne
Marine Le Pen RN non répertorié à ce jour marinelepen.com
Jean-Luc Mélenchon LFI non répertorié à ce jour –
Édouard Philippe HOR non répertorié à ce jour –
Raphaël Glucksmann PP non répertorié à ce jour place-publique.eu
David Lisnard NE non répertorié à ce jour –
Bruno Retailleau LR non répertorié à ce jour –
Gabriel Attal RE non répertorié à ce jour attalpresident.fr/programme
Éric Zemmour REC non répertorié à ce jour ericzemmour.fr
Marine Tondelier LE non répertorié à ce jour –
Nicolas Dupont-Aignan DLF non répertorié à ce jour –
Fabien Roussel PCF non répertorié à ce jour pcf.fr
Dominique de Villepin LFH non répertorié à ce jour lafrancehumaniste.fr/france2027.html
Nathalie Arthaud LO non répertorié à ce jour nathalie-arthaud.info
François Ruffin DEBOUT non répertorié à ce jour nouspresident.fr/notre-programme
Natacha Polony SE non répertorié à ce jour natachapolony2027.fr/natacha-polony/ma-vision

Positions par thème : jeu de données « Présidentielle 2027 » de l'association Repère 2027 sur data.gouv.fr (Licence Ouverte 2.0, ressource du 25 octobre 2026), relu par la rédaction ; programmes et sites : registre de VOTE PUBLIC. Une position manque ou a changé ? Signalez-le avec la source.